Tempo croisé aujourd’hui vous emmène au Sénégal, au Japon et en France avec Guiss Guiss Bou Bess, Kodäma, Alibeta et Mamani Keïta

Tempo croisé.
Tempo croisé. © Getty / kupicoo

Ce soir, Soro Solo vous embarque sur le sixième continent des musiques métissées. Le Sénégal, le Japon et la France seront à l'honneur !

Invités 

Guiss Guiss Bou Bess, c'est l'association du Sénégalais Mara Seck et du Français Stéphane Costantini. Par sa mère, Mara Seck est issu de la grande famille de griots : les Sing-Sing. Son père Alla Seck, est le célèbre danseur et parolier du Super Etoile, le groupe de Youssou NDour. Le petit Mara né à Dakar a donc grandi dans le monde de la musique et au milieu des les sabars qu’il commence à jouer très jeune. 

Sa rencontre avec le beatmaker Stéphane Costantini 2016, marque une nouvelle étape de sa création musicale. Ce dernier s’est décroché un galon de Docteur en Sciences de la Communication avant d’être artiste musicien. Il est chercheur associé à l’Université Paris 13. C’est en allant s’installer à Dakar en 2015 pour un projet de recherche sur le crowdfunding en Afrique qu’il fait la connaissance de Mara.

Le groupe Kodäma est un duo composé du bassiste Thomas Hugenel et de la chanteuse Kiala Ogawa. C’est en 2016 que le tandem monte le combo Kodäma en y intégrant un batteur. Ils puisent dans les cultures de l’Afrique de l’Ouest et du Japon, pour proposer une musique groovy entre électro, soul, future jazz assortis de sonorités acoustiques, le tout exalté par la voix envoûtante de Kiala Ogawa qui pour rien au monde ne mettrait Kodäma dans une case.

Saliou Sarr, alias Alibeta est un artiste multiple. Il cultive tous les champs possibles de la culture pour apporter sa part de semences au grenier de l’universel. Il est Musicien, Comédien, Producteur et Réalisateur.

Toute gamine, Mamani Assitan Keita chantonnait tout le temps en allant chercher de l'eau au puits ou pendant qu’elle vendait les oranges à travers les rues de Bamako. Sa grand-mère maternelle, Babinesitan Traoré, qui l'a élevée, dit un jours: « Celle-là, elle va faire sa vie dans l'aventure ». 

Mamani cueille les mots de sa grand-mère  et s'inscrit à la Biennale artistique annuelle où concourent troupes de danse et ensembles musicaux représentant les différents quartiers de la ville. Elle décroche le Prix de la meilleure soliste de la commune de Bamako et est engagée comme choriste au sein du Badema National, la prestigieuse formation où figure Kassémady Diabaté, l’une des plus grande voix du pays. 

Des années plus tard, Salif Kéïta l’engage comme choriste et s’envole avec elle pour la France.  Et c’est chez les Gaulois qu’elle rencontre le rocker Marc Minelli qui a roulé sa bosse un peu partout. Tous les deux décident de s’unir et accoupler leur deux cultures, celle du Mandingue et celle de l’Electro et donner naissance à Electro Mamako en 2001. Cinq ans plus tard, Mamani Keïta remet le couvert de sa prospection des musiques urbaines et retrouve Nicolas Repac, un musicien multi-instrumentiste adepte de chanson française.

La playlist du jour

  • Kodäma - Black
  • Kodäma - Palo Santo
  • Guiss Guiss Bou Bess - Jigueenu Africa
  • Guiss Guiss Bou Bess - Héritage
  • Guiss Guiss Bou Bess - Thieb Bou Dub
  • Alibeta - Ubuntu Roads
  • Alibeta - Wiri Wiri
  • Alibeta - Simanama
  • Mamani Keïta et Marc Minelli - N’Ka Willy
  • Mamani Keïta et Nicolas Repac - Djekafo
  • Mamani Keïta et Nicolas Repac- Yéléma
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