Clara Dupont-Monod a le plaisir de recevoir Emmanuelle Pirotte pour son livre "De profundis", une dystopie dans laquelle le virus Ebola aurait dégénéré…

Homme en train d'installer un cordon de sécurité
Homme en train d'installer un cordon de sécurité © Getty / Ivan Bliznetsov

Mark Zuckerberg s'est encore trouvé une ressemblance avec Dieu. Il a annoncé vouloir éradiquer toutes les maladies du globe et, pour cela, il investira trois milliards de dollars. IBM et Google ont les mêmes rêves, notamment avec Calico, une entreprise de Google qui veut éliminer, je cite, « le vieillissement et les maladies associées », autrement dit, qui vise l'immortalité.

« Google peut-il résoudre la mort ? », s'est donc demandé en une le magazine Time. Hi hi ! La bonne blague ! S'esclaffe la littérature, quelle naïveté ! Mais ils n'ont rien compris, ces Shiva en blouse blanche, c'est même l'inverse : l'espèce humaine s'éteindra, ravagée par qui ? Par la maladie, et les écrivains l'ont compris depuis longtemps ! Dans Ravage, de Barjavel, le choléra dévore la civilisation de 2052 ; c'est un bacille qui provoque une pandémie de vampires dans Je suis une légende, de Robert Matheson, ça peut être aussi la mauvaise manip' d'un laboratoire censé nous guérir, ajoute Stephen King, dans Fléau. Et chacun s'écriera, comme dans La Peste, d'Albert Camus : « mais c'est impossible, chacun sait qu'elle a disparu de l'Occident », avant de se rendre à l'évidence.

Et puis, à ces microbes, bacilles, bactéries, on peut désormais ajouter le virus Ebola, qui aurait dégénéré. Ça ne plaira pas à Marck Zuckerberg mais c'est précisément ce qui se passe dans De Profundis, d'Emmanuelle Pirotte…

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