Il faut se méfier des gens heureux… Walker a tout pour l'être et pourtant il décide de disparaître. Antoine Bello propose le récit de cette mort simulée dans L'Homme qui s'envola.

Antoine Bello
Antoine Bello © AFP / MIGUEL MEDINA

La réussite serait le but d’une vie. Amour et confort matériel sont les clés du bonheur... Mais du côté des livres, c’est l’inverse : la littérature regorge de golden boy qui envoient tout balader. Moins que zéro de Bret Easton Ellis, Frédéric Moreau dans L’Education sentimentale de Flaubert et Agatha Christie elle-même, a disparu pendant 11 jours. Et si vous en doutez encore, lisez L’Homme qui s’envola d’Antoine Bello, paru chez Gallimard.

Walker a « tout pour être heureux », comme on dit. Mais il faut se méfier des gens heureux…

Walker a le sentiment que le temps lui échappe. Alors il décide alors de simuler sa mort. Le plan de Walker : crasher son avion, faire croire qu’il était dedans, alors qu’il aura sauté avant. Mais, il y a certaines choses qu’il n’avait pas prévues…

Et nous voilà embarqués dans ce roman qui aurait pu s’appeler « la Disparition », comme celui de Georges Perec, qui mêle le suspense et la mélancolie, et qui fait du temps le minerai le plus précieux, parce que le plus menacé, de nos ultra modernes solitudes.

Alors, le temps d’un apéro, nous partagerons un amuse bouche avec Antoine Bello.

Le coup de cœur du libraire

En partenariat avec la revue Page des libraires

Cette semaine, Amel Zaïdi de la librairie Millepages à Vincennes conseille à notre invité Antoine Bello : La Conquête du bonheur de Bertrand Russell paru chez Payot (Petite Bibliothèque).

Qu’est-ce qui rend les gens malheureux ? Le bonheur est-il encore possible ? Pour répondre à ces deux questions, Bertrand Russell aborde la complaisance dans le malheur, l’esprit de compétition, l’ennui et l’agitation, la fatigue, l’envie, le sentiment de culpabilité, la manie de la persécution, l’affection et la joie de vivre. Loin des passions égocentriques, l’homme heureux est hédoniste, curieux, attentif aux autres. Il vit la vie. Telle pourrait être la morale de ce petit livre revigorant, et toujours d’actualité.

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