"Le Pouvoir au féminin" par Elisabeth Badinter et à travers Marie-Thérèse d'Autriche.

Marie-Thérèse d'Autriche
Marie-Thérèse d'Autriche © Getty / DEA / G. DAGLI ORTI

Ce soir dans L'Amuse-Bouche, Clara Dupont-Monod a le plaisir de recevoir Elisabeth Badinter, qui consacre son dernier ouvrage à Marie-Thérèse d'Autriche dans Le Pouvoir au féminin qui paraît chez Flammarion.

  • Les femmes de pouvoir sont suspectes.

On les voit toujours un peu comme des mères démissionnaires et des épouses fantômes. « Qui va garder les enfants » ? avait demandé Laurent Fabius en 2006, quand Ségolène Royal devint candidate à l'élection présidentielle. Comment va monsieur Merkel, s'il y en a un ? s'interroge-t-on en sourdine. Et puis, pourquoi Hillary Clinton est-elle restée avec son mari, alors qu'elle fut cocue en mondiovision ?... Bref, qu'il s'agisse de ses enfants, de son mari ou de la bonne conduite, la femme de pouvoir, c'est forcément une femme qui délaisse.

  • Que de clichés !

Regardez voir du côté des livres d'Histoire s'ils ont la même version. Des femmes de pouvoir qui ont assuré sur tous les tableaux, il y en a plein ! Aliénor d'Aquitaine se bagarre pour que son fils Richard Coeur de Lion garde le trône d'Angleterre ; Marie Stuart soutient fougueusement son royal époux, François 2 ; même Margareth Thatcher essuie une larme en public, en 1982, lorsque son fils part pour le Paris-Dakar ! Alors oui, on peut être femmes de pouvoir et mères protectrices ou épouses aimantes. On peut même être les trois à la fois. C'est plus rare. Et c'est le cas de Marie-Thérèse d'Autriche, née en 1717, sujet central du dernier livre d'Elisabeth Badinter, Le Pouvoir au féminin, paru chez Flammarion.

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