"Le Bureau des Jardins et des Etangs" de Didier Decoin. Les contes seraient pour les enfants... Quand on grandit, on les oublie.

Didier Decoin
Didier Decoin © AFP / FETHI BELAID

Les adultes se tournent alors vers les histoires vécues. On raffole des récits estampillés « inspirés de fait réel », on veut de l'authentique. L'adulte veut de la réalité.

Mais regardez du côté des livres, et vous verrez s'ils aiment le réel ! Les Simples Contes des Collines de Rudyard Kipling ; et Les Mille et une Nuits ? Et les Trois Contes de Flaubert ? L'imaginaire d'un conte, quand on regarde bien, frôle une certaine violence. En tout cas, abordent frontalement l'âpreté de la vie. C'est ainsi que les contes, la pure fiction, parle bien mieux du réel que les œuvres qui s'en réclament. Et s'il fallait encore une preuve, elle est là, c'est un roman, Le Bureau des Jardins et des Etangs, il est signé Didier Decoin, il est paru chez Stock.

Le Japon de l'An Mil, Miyuki et des carpes sublimes...

Une jeune paysanne, Miyuki, est follement amoureuse de son mari, un pêcheur de carpes. Son rôle : livrer les plus belles carpes à la ville impériale pour peupler les bassins sacrés.

Seulement voilà, un jour, le mari se noie dans la rivière. Alors, Miyuki recueille huit carpes, les glisse délicatement dans des nasses en osier, les suspend à une perche de bambou qu'elle cale sur ses épaules et elle entreprend le long voyage vers la ville impériale.

C'est ce périple que nous raconte Didier Decoin, et au fond, tous les contes sont le récit d'un voyage.

Alors, le temps d'un apéro, nous partagerons un amuse-bouche avec Didier Decoin, mais rien à base de carpe, promis...

Le coup de coeur du libraire en partenariat avec la revue Page des libraires :

Cette semaine, c'est Frédérique Franco de la librairie Le Goût des mots à Mortagne-au-Perche qui donne son conseil de lecture à notre invité :

- Le Ruban d'Ito Ogawa aux éditions Philippe Picquie. Une grand-mère fantasque et passionnée d’oiseaux trouve un œuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l’oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, est le ruban qui nous relie pour l’éternité.

Retrouvez plus de conseils sur le site de la revue Page des libraires

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