L'Histoire ne retiendrait pas la députation... Bruno Fuligni prouve le contraire en compilant les députés les plus fous mais visionnaires dans "La Chambre ardente" (CNRS ed.).

Bruno Fuligni
Bruno Fuligni © AFP / FRANCOIS GUILLOT

L'historien Bruno Fuligni propose une savoureuse galerie de portraits de nos députés dans La Chambre ardente, paru aux éditions du CNRS. Et au Palais Bourbon on trouve de tout. Il y a les malchanceux (Auguste Ferret, député de Gironde, mort en 1896 pendant le dépouillement qui le déclara vainqueur), les farfelus (Hector Rolland qui intervenait à la tribune en vers), les fous (Philibert Besson, sorti de l'asile psychiatrique, qui inventa l'Euro 70 ans avant nous)...

Mais tous ces élus avaient un point commun : ils avaient la conscience d'incarner le peuple à l'Assemblée. Autant d’élus hauts en couleurs, à la destinée particulièrement romanesque.

Bruno Fuligni n’a pas voulu se contenter de raconter leur riche existence : il leur donne aussi la parole, faisant revivre la belle langue parlementaire d’autrefois. L’histoire de France par ceux qui l’ont rêvée.

Le coup de cœur du libraire

En partenariat avec la revue Page des libraires.

Cette semaine, c'est Pauline Girardin de la Librairie "Les Beaux titres" à Levallois-Perret qui conseille à notre invité : Le Collier rouge de Jean-Christophe Rufin, paru chez Folio.

Résumé : dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond 'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.

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