Ce soir, à l'heure de l'apéro, laissez-vous renverser par le vert façon "Crépuscule" de Bonnard. Le temps nous joue des tours, nous ne sommes plus tout à fait le matin mais le soir

Pierre Bonnard peintre français, ici jeune, photo prise par A. Natanson à Villeneuve sur Yonne 1892.
Pierre Bonnard peintre français, ici jeune, photo prise par A. Natanson à Villeneuve sur Yonne 1892. © Getty / Apic

Un soir d'été, vous vous promenez pieds nus dans le jardin. Sous vos pas l'herbe douce, les petits cailloux et les épines de pin. Le soleil darde ses derniers rayons, la nuit tombe, bientôt, déjà, nous ne pourrons plus distinguer un fil d'argent d'un fil d'or.

Ça y est le monde a basculé, et nous sommes entrés dans le « Crépuscule » de Bonnard.

Une symphonie de vert

Pour peindre ce soir d'été, Bonnard se la joue symphonie en multiples teintes de vert. Ici, deux buissons presque sombres, là-bas, l'éclatement vital d'une prairie ondoyante. Au-dessus de nos têtes, le balancement des feuilles, au doux frou-frou vert tendre. La verdure est épaisse, on se croirait dans une grotte, partout, en cascades, en gros brouillons, la nature fraiche déborde ...

Et tiens, dans ce fatras, ce fouillis de verdure, deux couples jouent au croquet ...

Le crépuscule, une oeuvre de jeunesse

Bonnard peint Le Crépuscule en 1892. Il a 25 ans. Beau comme un astre, grand comme un pin parasol, il fait surement tomber les filles, c'est bien normal : sa petite moustache est bien taillée ...

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