Ce matin, ouvrons nos chakras cosmiques, et promenons-nous quelques instants, dans un endroit merveilleux qui n'existe pas.

Affiche promotionnelle de Robert Mccall pour le film (1968) "Une odyssée de l’espace"
Affiche promotionnelle de Robert Mccall pour le film (1968) "Une odyssée de l’espace" © Getty / Movie Poster Image Art / Contributeur

Bienvenue à Métroplis, ville spatiale de 2050

Nous avons quitté la terre, le voyage fut rapide et agréable. C'est à la fois notre passé et notre futur qui se tient là, sous nos yeux.

La toile s'appelle « Métropolis 2050 »,elle a été peinte en 1984 par un grand maître de l'art spatial, il est américain, comme son nom : Robert McCall. 

Dans la cité spatiale de Métropolis en 2050, il fait bon sortir prendre l'air, le soir, au clair de lune.

Devant nous : une gigantesque allée bordée de petits arbres verts. A gauche, une vaste terrasse de béton sidéral. Dessus, des individus se tiennent en position verticale. Ce sont les humains du futur, observons-les. 

Bravo le futur spatial ! 

Seul, à deux ou à plusieurs … Ils se promènent. Certains, plus petits que les autres – sans doute des enfants - tiennent des grappes de ballons multicolores dans leurs mains. C'est incroyable, l'humanité semble-t-il, n'a pas beaucoup changé. 

Au loin, des montagnes mauves et bleus s'élèvent dans le ciel. Au - dessus de nos têtes, la lune brille : on dirait une balle de golfe géante et toute neuve.

Autour, des astres légèrement blancs, bleus et verts scintillent sans nous éblouir. 

A droite,  regardez : un bâtiment tient en suspension dans les airs. C'est une plateforme à deux étages, éclairée de l'intérieur par une chaude lumière jaune.

Bordée de petits monolithes, elle est chapeautée à son sommet par de jolis pyramides transparentes. 

L'ensemble est assez osé du point de vue du style, saluons comme il se doit, ce revigorant œcuménisme. 

A gauche de grands jets d'eau s'élèvent à des centaines de mètres, il y a du monde mais pas trop. Franchement le calme et l'harmonie règnent. 

Robert McCall, l'homme qui a imaginé le futur 

Les affiches de "Star Trek" et de "2001, Odyssée de l'Espace", c'est lui, les écussons des astronautes de la NASA c'est encore lui.

Toute sa vie – d'une façon ou d'une autre – Robert McCall a imaginé l'espace. Enfant, il lit beaucoup de science fiction, il est passionné par le ciel et il passe son temps à dessiner des avions. 

Il bien a raison, car il est doué. Jeune adulte, la NASA l'engage pour dessiner d'autres avions mais plus grands et plus compliqués. 

Ces années, il le racontera plus tard, c'était « le bonheur absolu ». Tous les jours, il peut voir de vrais avions, tous les jours il peut les dessiner.

Un appel de Stanley Kubrick 

Un matin, son téléphone sonne. Il décroche. « Hello », dit la voix au bout du fil. C'est Stanley Kubrick. Il peindra l'affiche de sa grande odyssée spatiale. 

L'humanité ne sera pas toujours vissée à la terre 

écrivait un grand savant russe. L'espace c'est bien d'y aller, mais il faut aussi l'imaginer. 

Les artistes, aux côtés des ingénieurs, des astronautes et autres savants ont eux aussi charpenté ce grand projet de se dévisser à la planète terre. 

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