Que savons-nous de nos voisins suisses ? Ils font du bon chocolat, leur fondue est excellente, mais … Comment meurent-ils ? Comment nos amis helvètes passent-ils l'arme à gauche ?

Île aux morts, Arnold Bocklin (1880)
Île aux morts, Arnold Bocklin (1880) © Getty / DEA PICTURE LIBRARY / Contributeur

Une île terrifiante

C'est une île terrifiante, qu'on appelle « l'île des morts ». Et très bizarrement mais alors très bizarrement, elle ressemble à un gros gâteau dont on aurait coupé une généreuse part au milieu.

Böcklin – je vous rappelle que c'est le nom du peintre - traite son sujet de façon mythologique.

Sur une eau calme, noire et légèrement miroitante, Charon, le gentil nochers des enfers fait glisser sa petite barquette. 

Se tenir face à son destin 

A son bord, un unique passager. Vêtu d'un linge blanc qui le couvre entièrement – et sous lequel il est probablement nu - il se tient debout, dos à nous, comme qui dirait « face à son destin ».

A ses pieds, son cercueil. Le défunt a une belle carrure, il est plutôt grand et à vue de nez,  il ne rentrera probablement pas dans son petit sarcophage.

A quoi ressemble l'au-delà ? 

La barque est sur le point d'atteindre sa destination : « L'île des morts ». 

C'est un gros cailloux de terre brune et orange, tout pelé, à l'exception d'un bouquet d'immenses cyprès noirs qui prennent racine en son cœur.

Cette île, on y accoste par une petite crique, bien à l'abri du vent. Peuchère pour le passager, ça sent l'aller sans retour. 

Une toile qui en a fasciné plus d'un

La toile, c'est vrai, fait légèrement froid dans le dos, mais c'est très réussi, elle laisse une forte impression sur la rétine. 

Comme on le dit si bien dans certains milieux interlopes « c'est de la bonne. » De la bonne came bien sûr. 

Tellement bonne, qu'elle en a fasciné plus d'un et parmi les grands noms de l'histoire : Freud, Clemenceau, Lénine, Hitler, Dali et Scorsese.  

Un peintre à aux toiles envoutantes

Arnold Böcklin est un artiste suisse de la fin du XIXème siècle. 

Ses peintures sont extrêmement singulières. Envoûtantes. Böcklin puise dans la mythologie, il la réinvente, il lui donne une seconde vie, il la pare du voile du rêve, il la rend quasi-fantastique.

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