Préparez-vous à aller jusqu'en enfer...

 La Divine Comédie par Domenico di Michelino. Fresque de la Basilique de Sainte Marie de la Fleur, Florence en Italie, 15ème siècle.
La Divine Comédie par Domenico di Michelino. Fresque de la Basilique de Sainte Marie de la Fleur, Florence en Italie, 15ème siècle. © Getty / DEA/G. DAGLI ORTI

L'été, c'est la saison de tous les voyages... Aujourd'hui, on vous en raconte un un peu particulier, celui du poète italien Dante Aligheri dans son poème « La divine comédie ».

La scène se passe où ? A Florence. Quand ? Au début du XIV siècle

Dante, robe rouge et chausses noires, est au centre de la fresque. De sa main gauche, il tient un volume de sa « Divine comédie », d’où jaillissent de courts rayons dorés qui illuminent la ville de Florence étendue sur sa gauche. A sa droite, la porte de l'Enfer, première étape de son long voyage à travers les trois règnes supra terrestres : l'enfer, le purgatoire et le paradis.

Attention, ça risque de sentir le souffre, « Vous qui entrez ici - c'est écrit sur la porte (de l'enfer) - abandonnez toute espérance »

La vie des habitants de l'enfer, évidemment, se déroule six pieds sous terre. Ils vont à la queue leu leu, nus comme des vers, comme un tumulte qui roule, et qui descend, qui descend jusqu'à Lucifer qui n'attend qu'eux, enflammé comme un baba au rhum, excepté qu'il est tout rouge cramoisi …

Pauvres âmes faillies, pauvre troupeau des âmes nues et lasses qui claquent des dents ! Ils ne peuvent même pas s'échapper car derrière eux une bande de démons atroces ferme la marche ; ça crie, ça souffre, c'est moche, c'est sec et c'est marron ! On n'a pas mérité ça, allez hop on fout le camp !

Après l'enfer, Dante se rend au purgatoire … Le purgatoire, c'est la montagne qui s'élève, là, vous voyez, à l'arrière-plan de la fresque, un piton blanc ceint de sept anneaux... Sept, comme les sept péchés capitaux.

Dante gravit les corniches les unes après les autres : orgueil, envie, colère, avarice, gourmandise, luxure … et au milieu : l'acédia, l'amour tiède, l'indifférence, la tristesse de Dieu, mal redoutable s'il en est et cause, selon Thomas d'Aquin, de tous les autres péchés …

Ce n'est pas facile facile, mais bon il y arrive. Purifié par son ascension, Dante atteint le vert jardin du paradis terrestre. Adam et Eve sont là, dans leur éternelle liberté, tout nus, au sommet du cône, comme deux mariés au-dessus d'une pièce montée ...

Dante peut toucher les étoiles. Au-dessus, tout en haut, vous entendez ? C'est la voûte céleste : le paradis, un dégradé de bleu serti de points brillants : des planètes et des étoiles scintillantes...

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