Deux histoires de la guerre de 1914-1918 qui touchent au quotidien de nos héros.

"La maitresse ne danse plus" et "La guerre en mille morceaux"
"La maitresse ne danse plus" et "La guerre en mille morceaux"

"La maîtresse ne danse plus", d'Yves Pinguilly et Zau

1er août 1914, les cloches le disent : cette fois c'est la guerre qui envoie les papas, les frères, les hommes à la guerre.

Ce sont les yeux d'Adèle qui raconte cette chronique de la vie à l'arrière. Elle confie sa journée à Madeleine, sa poupée :

Elle était belle la maîtresse avec sa robe rose sous sa blouse.

Adèle apprend à compter sur ses doigts tachés d'encre violette :

2 soldats + 1 soldat ça fait 3 soldats                
1 ciel bleu samedi matin et après-midi + 1 ciel bleu dimanche matin et après-midi, ça fait 4 ciels bleus.

Un jour, le maire du village entre dans la classe saluant tout le monde.

Il chuchote un mot à la maîtresse. Nous sortons. Aucun élève ne la voit s'asseoir et pleurer. Aucun élève n'est là pour prêter son mouchoir à la maîtresse

La maîtresse ne danse plus, d'Yves Pinguilly et Zau, Editions Rue du Monde / Dès 6/7 ans

"La guerre en mille morceaux", d'Alain Serres et Zau

Je n'oublierai jamais que c'était le jour idéal pour le blé. Il faisait chaud, mais ça glace d'être inquiet en plein été. La guerre rôdait en ce lumineux samedi 1er août 1914.

Du jour au lendemain, je n'étais plus Mathurin, j'étais le soldat Machin.                
Oublie ton poulain, ta ferme et repousse l'armée allemande, Machin!

Je me souviens que, parfois, je n'étais plus le soldat Machin. Dans ma tête, je refaisais la liste des couleurs de la vie en temps de paix.

La guerre en mille morceaux, d'Alain Serres et Zau, Editions Rue du Monde / Dès 8 ans

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