Un écureuil laveur de vitres à New York dans les années 30, et une ode à l'amour !

Couvertures des livres jeunesse "Lucky Joey" & "Amour"
Couvertures des livres jeunesse "Lucky Joey" & "Amour" © L'école des loisirs / Editions Deux

"Lucky Joey", de Carl Norac et Stéphane Poulin

"J’ai un métier que j’aime bien. Tous les jours c’est mon jour de chance. Mon pays, c’est la chance."

Ainsi parle l'écureuil Lucky Joe, dans le New York des années 30.

Son job ? Le plus dangereux de la ville, laveur de vitres mal payé sur les plus hauts gratte-ciels.

Il peut grimper 30 étages en 5 minutes, ses amis le surnomment "l’ascenseur". Chapeau l’artiste !

Avec Léna, ils s’aiment et se connaissent depuis leurs premières branches. Ils ont peu d’argent mais espèrent un joli mariage sous une pluie de noisettes.

Parmi les habitants des immeubles géants, il y a les méchants, et les gentils comme Monsieur Grizzly.

Il est vieux, Joey l’aide ; et Mr Grizzly lui fait des cookies, les meilleurs du monde.

"Si jamais on ne se voit plus Joey, n’oublie pas de continuer à escalader tes rêves."

Un jour, Monsieur Grizzly part à l’hôpital en laissant une enveloppe à Joey.

"J’aurais donné ça à mon fils, si j’en avais eu un. C’est mon trésor le plus précieux. Plus que de l’or…"

Le trésor pour lui c’était d’avoir un ami. Il y avait aussi un pendentif : une noisette en or.

Belles peintures à l’huile, couleurs d’automne de Stéphane Poulin ; des double-pages basculant de la verticale à l’horizontale, sublimation d’un New York et du rêve américain.

"Lucky Joey", de Carl Norac et Stéphane Poulin, Editions Pastel / Pour les 6-8 ans

"Amour", de Matt de la Pena et Loren Long 

Au commencement, il y a la lumière. 

Puis, au pied de ton lit, deux personnes aux yeux écarquillés. Et, ce que tu entends dans leur voix, c’est l’amour.

L’amour est partout, il pave chacun des chemins que l'on emprunte. Il prend de multiples formes, à commencer par la voix de nos parents, puis dans toutes les petites choses qui rendent la vie belle. 

La nuit où l’alarme incendie se met à hurler, tu es soudain tirée de ton sommeil et précipitée dans la rue où une vieille dame te montre doucement le ciel. 

« Les étoiles brillent longtemps après s’être éteintes, dit-elle, et leur scintillement, c’est l’amour. »

L'amour n'est pas toujours invincible, parfois, il s'évanouit.

Et tu découvres que les étoiles ne sont pas les seules à s’éteindre. Les étés s’éteignent aussi. Et les amitiés. Et les gens.

Mais l'amour sait aussi triompher de l'adversité : c'est souvent dans les difficultés qu'il brille plus que jamais.

Ce livre semble capturer au vol des instants de vie avec émotion et délicatesse.

Et pourquoi fait-il du bien ? Parce qu'il a la capacité à trouver du beau dans le laid, du réconfort dans la souffrance, de la présence malgré la solitude. 

"Amour", de Matt de la Pena et Loren Long, Editions D'eux / A partir de 3 ans

L'équipe
Contact