Grrrrr...des histoires de fantômes et de vampires dans L'as-tu lu !

"Les esprits de l'escalier" & "Une histoire de vampires"
"Les esprits de l'escalier" & "Une histoire de vampires" © Éditions Sarbacane / Éditions L'école des loisirs

"Les esprits de l’escalier", texte par Clémentine Beauvais et illustré par Gérald Guerlais

Il y a-t-il un âge limite pour l'amour ?

Je croyais que j’étais trop vieux pour tomber amoureux."

Cent dix-huit ans, ce n'est pas tout jeune. Quoi que pour un fantôme, ça n'est pas si énorme. Mais le temps passe lentement quand il est synonyme de solitude.

Jusqu’à ce que quelqu’un d’autre meure, lundi dernier, et vienne s’installer dans mon immeuble. Pour le hanter. Pour me hanter."

Ce quelqu'un d'autre, c'est le fantôme d'une jeune femme. Moderne, joyeuse, sociable. 

Comment pourrais-je lui plaire ?"

Surtout qu'elle est taquine avec ce grand fantôme timide, et ce dès les premiers mots qu'elle lui formule:

Dis donc, tu m’as pas adressé trois mots depuis que je suis arrivée. Tu m’as même pas demandé comment je m’appelle ! »

Il n'a pas le temps de lui répondre qu'elle s'est déjà envolée. Hélas ce n'est que quelques minutes après son départ qu'il trouve la répartie parfaite :

Madame, pardonnez-moi : en telle compagnie, je suis muet comme une tombe. »

Et c'est au moment où l'espoir semblait complètement vain qu'elle réapparut enfin. Toujours aussi joviale. Et toujours aussi taquine, à lui demander si elle lui avait manquée. Et par bonheur, le fantôme trouva enfin les bons mots pour célébrer ce délicieux retour:

Madame, je peux vous embrasser ? »

"L'esprit d'escalier", c'est cette faculté qui consiste à trouver quoi répondre à ses interlocuteurs juste après qu'ils soient partis. Il fallait l'esprit brillant et facétieux de Clémentine Beauvais pour prendre à la lettre cette expression française, et imaginer à partir d'elle une histoire d'amour futée, riche en belles formules tout en parvenant à susciter une tendre compassion pour ce fantôme timide. Gerald Guerlais y livre des illustrations complices, nous faisant nous glisser dans le quotidien des voisins de l'immeuble telles de petites souris curieuses, ou traverser des escaliers délirants dignes de ceux de Penrose. Les esprits de l'escalier est un album où la subtilité côtoie la liberté, où l'amour se pare d'intelligence, et où l'espièglerie raconte la vie.

"Les esprits de l’escalier", texte par Clémentine Beauvais et illustré par Gérald Guerlais, Edition Sarbacane / à partir de 7 ans

"Une histoire de vampires", de Grégoire Solotareff 

Solotareff quitte ses loups fétiches pour nous éclairer sur la vie d’un jeune vampire. 

Chez lui, l’ombre est toujours un personnage qui grandit l’histoire. 

Une nuit, au cœur de la forêt, naît un petit vampire, Vladimir. Sa peau toute bleue et ses longues oreilles réjouissent beaucoup ses parents.

Dès ses premières dents, il mordit tout le monde.

Aie !, fit sa mère"

Aie !, son père" 

En fait, il ne mordait jamais les lapins, loups, écureuils, renardes, trop rapides pour lui  ; ces derniers qui lui conseillent : 

Mords plutôt les enfants, lui dit le lapin, ils sont plus faciles à attraper."

Un vampire ne craint pas grand-chose mais, prudence, car le moindre rayon de soleil peut le faire mourir d’un coup. 

Dans la ville, tous les enfants dorment...sauf derrière une fenêtre.

Je suis Vladimir le vampire, venez jouer avec moi !"

Certainement pas !"

Vite, le jour va se lever.

"Une histoire de vampires", de Grégoire Solotareff, Ecole des Loisirs / Dès 5 ans

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