Un petit garçon battu sauvé par un canard, et une fille qui apprivoise son nouveau "chez-soi"

"Olga, le canard et le petit garçon battu" & "Lola sur le rivage"
"Olga, le canard et le petit garçon battu" & "Lola sur le rivage" © Michel Lafon et Versant sud

"Olga, le canard, et le petit garçon battu", de Geneviève Brisac – Illustrations Laetitia Le Saux

C'est l'un des 4 premiers albums de la collection "Oli", que l’on doit à Léonard Billot.

Olga rencontre un canard très énervé se dévissant le cou. Un canard fou, se dit-elle. Mais il parle.

Tu rencontres un canard qui pleure et tu penses que je déraisonne ? Suis moi !"

En fait, John le canard - dont les parents furent tués par des chasseurs - a été recueilli par un dindon violent et brutal. Il est devenu un ennemi de la violence.

Notre canard demande à ses copains oiseaux et à Olga d’aider un petit garçon battu à échapper à la cruauté, aux insultes et à la maltraitance de son père. 

Clin d’œil au voyage de Nils Holgersson, cet album est conçu avant tout pour être écouté. Il s’agit bien d’une déclinaison de l’oralité vers le papier, qui met en scène le thème assez rare depuis Dickens - et quelques autres - de l’enfant et du canard … battus, maltraités, avec une fin hors sol, loin du réel, mais positive. 

"Olga, le canard, et le petit garçon battu", de Geneviève Brisac – Illustrations Laetitia Le Saux,  Editions Michel Lafon/ France Inter / Dès 5 ans

"Lola sur le rivage", de Teresa Arroyo Corcobado 

Et si on mettait les voiles dans les mers du Nord ?

On monte en voiture, aux côtés de Lola, de son chien et de ses parents. C’est le jour du grand départ. 

Un jour triste pour Lola puisqu’elle déménage et doit tout laisser derrière elle : son ami, sa ville, sa maison, sa vie quoi.

Tu verras Lola, là où on va tu te feras vite de nouveaux amis »,  la rassure son papa. 

Sublime paysage de bord de mer en double page – sans texte. Ciel doucement gris, prairies verdoyantes, maisons aux couleurs vives. On se croirait en Irlande ou en Ecosse.

Une semaine plus tard, la tristesse n’a pas quitté Lola .

Elle se sent bien seule dans la cour de récréation :

« Nous n’aurions jamais dû quitter notre ville », pense-t-elle.

Difficile pour une enfant de changer de vie. Tout est à apprivoiser : les lieux, les autres, la nuit où le noir est si noir, la mer qui chuchote.

Mais son père lui offre des jumelles. 

Lola comble l’ennui en observant la mer à laquelle elle confie ses secrets, une mer pourvoyeuse de trésors, une mer amie.

« Lola sur le rivage », de Teresa Arroyo Corcobado  Editions Versant Sud / A partir de 4 ans

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