Un été partagé entre une mère et son fils, et un monde où chacun vit avec une plante sur la tête !

Couvertures des livres jeunesse "Le plus bel été du monde" & "Fracassante rencontre"
Couvertures des livres jeunesse "Le plus bel été du monde" & "Fracassante rencontre" © Éditions les Fourmis rouges / Editions A2MIMO

"Le plus bel été du monde", de Delphine Perret

Arrivée dans la maison des vacances !

"Ca fait un an que les bonbons sont en haut de l’armoire dans le pot de verre."

"Oui, mais ils ont l’air bon, s’il te plaît …"

Delphine Perret raconte un été qu’un enfant passe avec sa mère dans la maison de ses grands-parents.

"On peut aller au grenier ?"

"Tu sais ça fait beaucoup de poussière."

"Oh, s’il te plait, j’ai envie de voir des coffres et des squelettes !"

Et de suite, ça sent l’enfance, les petits riens, les petites expériences qui font tout.

Hannetons, orties, amis qui viennent, chardons, scarabée…

Là, c’est l’endroit préféré de sa maman depuis son enfance juste sur cette pierre.

"Tu penses à quoi Maman ?"

"Je pense à mon papa, à ton âge."

Un été parmi d’autres qui n’a finalement rien d’exceptionnel mais qui, grâce au talent et aux aquarelles de Delphine Perret, devient "Le plus bel été du monde" !

Mère et fils complices, transmission dans cette maison familiale et dehors, lieux témoins de plusieurs générations, partage de moments fugaces, drôles et tendres.

Dessins au trait qui ponctuent le récit entre les aquarelles qui apportent douceur et poésie. 

Cet album raconte toutes ces saisons qu’il faudra à un enfant pour s’inscrire dans le monde, trouver sa place dans sa famille et la nature. Cela s’appelle grandir et ce livre fait simplement du bien, à tout le monde.

"Le plus bel été du monde", de Delphine Perret, Editions Les Fourmis Rouges / Pour les 4-7 ans

"Fracassante rencontre", d'Estelle Vonfeldt et Giulia Pintus

Il était une fois un monde où les gens vivaient avec une plante sur la tête. 

Elle poussait à la petite enfance et portrait le nom de « végétête ».

Cette parure florale n'était pas que décorative : elle déterminait la personnalité, l'identité même des gens.

Un proverbe disait : 

« Montre-moi ton végétête et je te dirai qui tu es ».

Ainsi, avec des chardons vous passiez pour quelqu'un de plutôt agressif, tandis qu'avec de la lavande, on vous adorait.

Dans ce monde où une plante décidait tant, vivait un homme qui n'en avait pas.

À sa naissance, comme tous les bébés, il n'avait rien. Mais le problème, c'est que deux ans plus tard il n'avait toujours rien.

Il avait consulté les meilleurs docteurs et testé toutes les techniques connues : le tapis d'éclosion, les bains d'engrais, et même l'après-shampoing à base de bouse de poney.

Il se fit une raison : dans ce monde où le végétête était la norme, il n'aurait jamais sa place.

Monsieur D. Zert vivait seul, dormait seul et travaillait seul, dans sa boutique d'oiseaux d'ornement.

Un jour, en inspectant son colis, il fut surpris d'y trouver un oiseau bizarre.

L'oiseau avait une drôle d'apparence et son chant était inaudible. 

Après hésitation, il décida de le garder à son atelier, où l'oiseau s'épanouit très vite.

Une grande créativité est déployée par les deux autrices pour raconter une histoire singulière et dense. Il oscille entre l'originalité de la poésie insolite du monde décrit et illustré avec sensibilité par Giulia Pintus, et l'universalité des thèmes de la différence, de l'amitié et du bonheur.

Mais il cède à l'esthétique surprenante par un dénouement curieux, qui laisse une grande part à l'interprétation et à la discussion sur des sujets profonds et humains.

"Fracassante rencontre", d'Estelle Vonfeldt et Giulia Pintus, Editions A2MIMO / A partir de 5 ans

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