Je vais avoir du mal à répondre, de façon certaine, à cette question, ce qui est sûr c'est que les agents de la statistique publique, eux, sont très fâchés contre Nicolas Sarkozy. C'est, en effet aujourd'hui, que devrait être remis au gouvernement, un rapport sur le déménagement prévu d'une partie des personnels de l'INSEE à Metz, d'ici à 2011. L'annonce de cette "délocalisation" en Lorraine a été faite, à la rentrée. Elle a été présentée comme une "compensation" à la fermeture d'une caserne dans le cadre de la réfonte de la carte militaire. Au départ, on parlait d'un millier de statisticiens poussés à déménager, de Paris à Metz. Seuls 500 pourraient être, finalement, concernés. Pour les syndicats de l'INSEE et de tous les organismes publics qui "fabriquent" des statistiques, cette mesure n'est pas vécue comme un simple déménagement (comme tant d'autres administrations en ont vécu), c'est un "démantèlement", puisque, dans le même temps, les effectifs vont fondre : comme ailleurs, un départ à la retraite sur 2 ne sera pas remplacé. En fait, les agents de la statistique publique vivent toute cette affaire comme une "punition". Certains affirment que Nicolas Sarkozy, avec cette mesure, se venge d'un organisme, l'INSEE, qui le dérange et qu'il ne se gêne pas de critiquer d'ailleurs, publiquement. On a entendu, effectivement (et plus d'une fois!) le candidat Sarkozy, en 2007, dire tout le mal qu'il pensait du travail de l'INSEE sur l'inflation, l'euro et le pouvoir d'achat. On a entendu, également, le Président Sarkozy railler les prévisions de croissance de l'Institut quand elles ne lui sont pas favorables. Quand elles annoncent que la récession est évitée de justesse, en revanche, c'est plus calme. En fait, selon des agents de l'INSEE, la brouille de Nicolas Sarkozy avec l'INSEE daterait de l'époque où il était maire de Neuilly et où un recensement de la population, qui ne lui était pas favorable, l'aurait fâché. Ainsi, prendrait sa source, cet "exil forcé" de l'INSEE. Quel plan de relance pour la France ? La question va dominer, cette semaine en tout cas, jusqu'à jeudi, les annonces prévues de Nicolas Sarkozy. Hier, Eric Woerth a promis un Plan "très puissant", mais le ministre du budget a aussi prévenu que l'effort ne sera que "ponctuel". "Pas question" d'alourdir durablement le déficit public. Eric Woerth confirme que l'automobile et le bâtiment seront aidés. Blocage France/UE. En attendant, c'est la Commission européenne qui "bloque", un autre Plan - le Plan français d'aide aux banques. 40 milliards d'euros, au total, sont prévus. Plus de 10 milliards sont déjà engagés et attendent un "feu vert" mais Bruxelles y voit un risque de "concurrence déloyale" et préfèrerait que les banques redressent d'abord leurs bilans avant de distribuer plus de crédits. La France veut exactement l'inverse, au nom de la relance économique. Le prix de l'électricité. Selon "Le Figaro" de ce matin, EDF négocierait avec le gouvernement une augmentation de ses tarifs. L'électricicien mettrait en avant ses besoins d'investissements.

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