C'est en début d'après-midi, tout à l'heure, que le couturier Christian Lacroix et ses salariés devraient être fixés sur le leur sort... et sauf surprise, le Tribunal de Commerce de Paris devrait valider la pire des solutions proposées (si on exclut la liquiditation pure et simple de l'entreprise), c'est-à-dire le plan de redressement tel avancé par les actionnaires actuels de Christian Lacroix. Ce Plan prévoit de ne garder que 11 salariés... sur 120 aujourd'hui! Il entérine la fin de l'activité haute-couture et prêt-à-porter... pour se concentrer sur les "activités sous licences" bien connues dans ce secteur: les accessoires et les parfums. Rien de plus. On n'est pas à l'abri d'un nouveau rebondissement mais si on en arrive là, aujourd'hui, c'est que les 2 repreneurs qui se sont présentés, et qui étaient en concurrence, n'ont pas tenu leurs promesses. Solution privilégiée par tous, y compris par Christian Lacroix, lui-même, celle du neveu du Cheikh d'Ajman des Emirats Arabes Unis. Il proposait de garder tout le monde, d'apurer les dettes accumulées et d'assumer les pertes à venir. Soit 100 millions d'euros au total. Mais c'était "trop beau pour être vrai", semble-t-il puisqu'hier soir, il n'avait toujours pas apporté au Tribunal, les garanties financières demandées. L'autre candidat à la reprise de Christian Lacroix n'a pas, non plus prouvé, à ce stade, au Tribunal, qu'il a l'argent nécessaire: c'est celui qu'on appelle le "repreneur en série", Bernard Krief Consulting. Qui rachète, à tour de bras les entreprises que la crise a mis à terre. DMC, Heuliez (on en parlait, ici même, hier), c'est lui. Avec à chaque fois, les mêmes recettes: la volonté d'imposer des économies drastiques aux entreprises qu'il rachète... qu'il rachète, enfin, dont il prend le contrôle grâce à un tour de table, très hétéroclite. Dans le cas de Christian Lacroix, il s'est allié à un Chinois, à un Russe. Et à un émirati (décidément!) mais qu'il a finalement perdu en cours de route. Hier, Bernard Krief Consulting se disait "confiant" et encore "capable" de l'emporter. Chez Christian Lacroix, on n'y croit plus. Un Accord salarial très fragile a été trouvé, cette nuit, dans la restauration. Il est sensé être l'une des contreparties (en faveur des salariés, celle-là) de la baisse de la TVA. Il comprend une hausse moyenne des salaires de 6%, le rajout de 2 jours fériés payés et l'octroi d'une "prime TVA" annuelle de 400 euros maximum, pendant 3 ans. Seuls 2 syndicats se disent prêts à signer. Force ouvrière, la CGT et la CFTC sont déçus. Parlent même de "mascarade". Et pourraient -devraient même!- faire jouer leur droit d'opposition pour rejetter l'Accord. Une amende "géante" pour France Telecom! Plus d'un milliard d'euros. Confirmée hier par la justice européenne. Il s'agit, en fait, du remboursement, d'exemptions de taxe professionnelle, accordées avant 2002 à l'opérateur télécom, et que Bruxelles a toujours considérées comme une aide d'Etat déguisée. L'Etat choisit Alstom et Schneider. C'est le duo français qui va racheter la filiale T&D d'Areva. Le Conseil de surveillance d'Areva -autrement dit, l'Etat- a fait son choix, hier. En rejetant les offres de General Electric et Toshiba.

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