Le week-end a permis à tout le monde se souffler un peu... mais, ce matin, on reprend le dossier, exactement, là où on l'a laissé vendredi. Avec cette (double) question: la Grèce va-t-elle faire faillite? Et si ça se produit, va-t-elle emporter avec elle, l'ensemble de la zone euro? C'est étonnant cette affaire, parce qu'à ces 2 questions, tout le monde (ou presque) répond "non"! Certes, la Grèce affiche de très mauvais résultats, en matière budgétaire. La crise lui coûte cher, mais "pas plus", finalement, qu'à d'autres. Tous les pays de la zone euro ont vu leur déficit et leur dette plonger sous l'effet cumulé, de la crise et des plans de relance qu'il a fallu mettre en place pour éviter le pire. A ce jeu, les performances de l'Irlande, du Portugal, de l'Espagne, de la Grande-Bretagne... de la France!... ne sont pas franchement meilleures. Si les marchés s'acharnent sur la Grèce (en lui imposant des taux d'intérêt 2 fois plus élevés qu'à l'Allemagne), c'est donc pour des raisons moins objectives. Le Premier ministre grec le reconnaît d'ailleurs: "mon pays souffre surtout d'un déficit... de crédibilité" explique-t-il. Allusion au mensonge, mis au jour, sur ses comptes publics: ils étaient trafiqués pour cacher l'ampleur de la situation. Allusion, aussi au fait que beaucoup ne croit pas qu'Athènes puisse redresser la barre, après tant d'années de laisser-aller. Dès son entrée dans la zone euro, la Grèce a été décrite comme le "maillon faible" de l'ensemble. Aujourd'hui, on a l'impression que certains ont décidé de démontrer qu'ils avaient raison, il y a 10 ans. Et, du coup, ils l'attaquent... spéculent contre Athènes sur les marchés. Pour pousser le pays au défaut de paiement. Tout le problème aujourd'hui, pour le gouvenement grec, c'est de trouver des alliés pour se sortir de cette mauvaise passe. Mais, dans la zone euro, on ne se bouscule pas: porter secours à la Grèce serait envoyer un mauvais signal, expliquent les tenants d'une ligne dure: ce serait dire à tous les autres mauvais élèves que quelque soit leurs (mauvaises) politiques, ils seront, au bout du compte, sauvés. L'Allemagne, clairement, tient ce discours. Mais il a ses limites: on peut refuser son soutien à Athènes, mais c'est au risque de faire chuter le pays, et de destabiliser toute la zone euro. Jusqu'où aller dans l'absence de soutien à la Grèce: c'est ça, en fait, la vraie question! Les cadres rêvent de travailler à EDF! Comme Henri Proglio, finalement. Si on leur proposait, ils diraient oui. C'est ce qui ressort de notre Baromètre France Inter Viavoice HEC Le Figaro Réussir L'Express Réussir, et France 24. Sur le moral des cadres. EDF apparaît comme l'entreprise idéale pour les années qui viennent. La crise est, sans doute, passée par là: les cadres privilégient la stabilité d'une grande entreprise publique et la sécurité de l'emploi. Mais le "défi énergétique" des prochaines années semble, également, une motivation: Areva, Total et Véolia sont très bien placées dans ce palmarès. Google arrive en 3ème position. Total ferme. Le pétrolier doit confirmer la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque. Le site pourrait être transformé en simple dépôt de carburant. En 30 ans, la France a perdu la moitié de ses raffineries. La réforme des retraites, suite. Xavier Darcos, hier, a redit que le report de l'âge légal de départ, aujourd'hui à 60 ans, est bien la piste privilégiée, par le gouvernement.

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