La crise égyptienne fait grimper le pétrole à plus 100 dollars. Mais, les manifestations en Egypte, la chute de Ben Ali en Tunisie... ces événéments ont d'autres conséquences. Qui vont jusque dans notre assiette! L'explication est toute simple: depuis les débuts des troubles (en Tunisie d'abord, puis aujourd'hui en Egypte) les pays du Maghreb ont accéléré leurs achats de matières premières agricoles. Ils gonflent leurs stocks pour éviter toute pénurie. Et pour contenir l'augmentation du prix du pain et de la semoule. Le but, c'est, évidement, d'éviter de renforcer la contestation. L'Algérie aurait ainsi, en janvier, importé la moitié de ses achats prévus sur l'année: 800 mille tonnes de blé meunier ont ainsi été achetés. L'Egypte, premier importateur mondial de blé, ferait de même. Et sur les marchés, les experts notent que le Maroc, la Libye et aussi le Soudan ont accéléré, eux aussi, leurs achats. Ils achètent du blé, du maïs, de l'orge et de l'huile, Evidemment des produits de première nécessité. Résultat mécanique: les prix grimpent. Sur une tendance qui était déjà très nettement à la hausse. D'ailleurs, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: l'effet "Ben Ali-Moubarak" n'explique pas évidemment toujours. loin de là puisque la tonne de blé dur atteint aujourd'hui 370 euros. Elle était à 150, l'année dernière! Et comme c'est la France qui est traditionnellement, le premier fournisseur des pays du Maghreb, la tension se ressent plus fortement ici. Le seuil maximum des exportations françaises de blés devrait être, largement, dépassé dès le printemps. "Il n'y aura plus rien à vendre avant l'arrivée de la nouvelle récolte, en juillet" affirme un spécialiste. Qui calcule: sur le prix d'un paquet de pâtes, ça pourrait donner une hausse de 15 centimes. +10%! Pas de chance, c'est précisément en ce moment que les producteurs et les distributeurs négocient leurs tarifs pour cette année. Ils ont, en fait, jusqu'à la fin février pour trouver un Accord. Et preuve que la question est sensible également, ici, le gouvernement organise, demain, une réunion au ministère de l'Agriculture. Pour évoquer, précisément, cette question du prix des produits alimentaires. Renault va mieux. Le constructeur automobile a publié, par surprise hier soir, les premiers éléments de son bilan financier 2010. Le chiffre d'affaires fait un bond de 15%, à presque 39 milliards d'euros. Renault renoue avec les bénéfices. On en connaîtra le montant exact que la semaine prochaine, mais ils devraient dépasser les 3 milliards d'euros. Tous amis? 20 millions de Français utilisent, régulièrement, Facebook. Ce cap -symbolique- vient d'être franchi. 60% se connectent tous les jours. Plus de 90% des 13/24 ans sont inscrits sur le réseau social, qui apparaît, du coup, comme aussi puissant que la télévision. Toujours plus cher. L'inflation toujours plus forte en Europe: +2,4% fin janvier.

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