Sur son blog (christianeckert.net), le rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale a posté ses derniers commentaires, hier soir, sur ce qui a occupé, une bonne partie de son week-end: l'état des finances publiques, et la préparation, à ce titre, du budget 2014. (Par ailleurs, Christian Eckert annonce, mais ça n'a rien à voir, qu'il aura cette semaine, un rendez-vous, "discret" écrit-il, avec Hervé Falciani, celui qui a révélé la liste HSBC. Un autre avec Eric de Montgolfier. Et puis, écrit-il encore, il aura un déjeuner "privé" avec Jean-Marc Ayraul). Revenons au budget: tout est parti de son propre rapport, publié vendredi. Et le débat se poursuivra, demain, puisque les députés sont invités à se prononcer sur l'orientation des finances publiques. Entre temps, ce week-end, donc, chacun y est allé de son commentaire sur les premiers éléments publiés. Je les rappelle à gros traits: 14 milliards d'économies à réaliser, l'année prochaine. Des postes de fonctionnaires supprimés. Leurs salaires gelés. De nombreux ministères qui voient leurs crédits reculer. Et au final -c'en est désespérant- des dépenses de l'Etat, au sens large, qui ne diminueront que de 100 millions d'euros, l'année prochaine, toutes ces économies ne servant qu'à contenir la progression "naturelle" des dépenses! Malgré tout, ce sera un objectif tout à fait inédit. D'où la satisfaction de Christian Eckert, sur son blog qui revient, donc, sur les commentaires entendus, ces dernières heures. Pour s'en aggacer. Au sujet de ses propositions de hausses d'impôts (TVA, gazole, assurance-vie): "mes lecteurs assidus n'ont rien appris, là, de nouveau". Sur le déficit, surtout: "non, les comptes publics ne dérapent pas". Si le déficit, effectivement, sera plus important que prévu, à la fin 2013. Et à la fin 2014, "c'est un choix assumé", écrit le député socialiste. Traduction: la croissance est plus faible, les recettes fiscales sont, donc, moins élevées que prévu, mais pour ne pas tuer totalement l'activité économique, le gouvernement et la majorité ont décidé de ne prendre aucune mesure correctrice, qui alourdirait encore le climat. L'effort, explique Christian Ecket sur son blog, portera, donc, sur les dépenses, et là, explique l'élu socialiste, le gouvernement apporte "beaucoup de réponses" selon lui. Beaucoup de réponses aux "sempiternelles questions posées sur les économies". Ironique, enfin: "tout vient à point, à qui veut attendre" écrit le rapporteur qui ajoute "après tout, le budget se vote en décembre".Le moral des cadres est au plus bas. L'embellie du mois dernier a été de courte durée: le moral des cadres touche à nouveau son point le plus bas, depuis la création de notre Baromètre, le "Baro-éco France Inter Viavoice HEC Le Figaro". Ce plancher n'a été atteint qu'une seule fois, en novembre 2011. Aujourd'hui, tous les indicateurs sont au rouge: niveau de vie, chômage, situation personnelle, motivation de leurs troupes. Rien ne va. Par ailleurs, à la question "de quoi l'économie française a-t-elle besoin pour redémarrer?", les cadres placent en tête de leurs attentes: la simplification administrative. Hasard: c'est l'objet d'un Rapport, remis aujourd'hui même au gouvernement.ADP. Après la vente, hier, d'une partie des actions de l'Etat (qui reste majoritaire, cela dit), Vinci détient, désormais, 8% du capital d'ADP, Aéroports de Paris.

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