Longtemps la BNP est restée la banque "ennuyeuse", celle où il ne se passait jamais rien. En tout cas depuis, son rachat de Paribas, en 2000. Avec la crise financière, elle est devenue la banque "arrogante", celle qui a a surmonté toutes les difficultés, là où d'autres en appelaient à l'Etat. BNP Paribas, en pleine crise réalisait même une bonne affaire, en rachetant Fortis. Elle semblait faire la leçon à la terre entière. En 2012, elle est élue "banque de l'année". La voilà, donc, avec ces sanctions "record" venues des Etats-Unis, frappée au portefeuille, mais surtout là où ça fait encore le plus mal, à la réputation. En fait, c'est la même chose, la réputation d'aujourd'hui faisant les profits de demain. Cette nuit, dans un communiqué, la banque française a fait part de ses "regrets pour ces erreurs passées"', le substitut du produreur de Manhattan, à New York, se chargeant de les décrire: une "collusion de long terme, violant les régles américaines d'embargo". "Une conduite qui était connue et tolérée aux plus hauts niveaux de BNP Paribas" précise-t-il encore. C'est sur dénonciation, par ce qu'on appelle donc, un "lanceur d'alerte" que les autorités américaines ont été prévenues. Visée, dès le départ: la filiale suisse de la BNP, une filiale, présentée aujourd'hui (mais est-ce pour atténuer la "faute" des dirigeants parisiens) comme une sorte "d'Etat dans l'Etat", auprès duquel il était difficile d'obtenir des informations. Le Monde, daté d'aujourd'hui, (article sous la plume d'Anne Michel) raconte qu'un temps, BNP Paribas Genève opposait le "secret bancaire suisse" pour ne pas faire remonter, à sa maison-mèere, certaines informations sur ces activités dans le négoce international! Une convention a dû être passée, au milieu des années 2000, pour corriger ça, raconte toujours Le Monde, et des dirigeants de Paris sont, alors, entrés dans son Conseil d'administration. Reste qu'ils n'ont pas su, ou pas voulu, mettre totalement au pas cette filiale, qui rapportait beaucoup. En tout cas, pas avant décembre dernier. Pourtant les alertes sur les risques juridiques encourrus, alertes nombreuses de ses propres services, de cabinets d'avocats externes, et même de représentants du Trésor américain, datent... de 2006. Le régulateur bancaire de New York a parlé, hier de "procédures complexes pour échapper à toute détection. Des employés de BNP ont dissimulé plus de 190 milliards de transaction entre 2002 et 2012!"

Rappels. General Motors rappelle, à nouveau, des millions de véhicules, aux Etats-Unis. Plus de 8 millions de voitures rappelées hier. Pour différents problèmes mécaniques. Depuis le début de l'année, GM a rappelé, au total, 30 millions de véhicules, un record mondial. Pour les accidents liés au commutateur d'allumage, qui provoquait l'arrêt du moteur, à grande vitesse, ce qui bloquait la direction et l'airbag, GM reconnaît 13 morts, mais les autorités américaines estiment que 309 personnnes ont trouvé la mort, dans un véhicule GM concerné. Hier, General Motors a promis 1 million de dollars d'indemnisation par décés.Club. Le Club Med peut-être bientôt italien. Andréa Bonomi, a bien déposé, hier, une contre-OPA sur le célèbre exploitant de villages vacances. Pour contrer une offre franco-chinoise, jugée, par beaucoup, insuffisante. L'homme d'affaire italien affirme avoir un projet ambitieux pour le Club Med.

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