140 caractères, c'est la longueur d'un SMS. Et le SMS, c'est le grand gagnant du "bilan 2009" de la téléphonie mobile en France. Bilan que vient de dresser, pour le compte des opérateurs mobiles, le cabinet Idate, spécialiste de ces questions. Nous avons envoyé, l'année dernière, en moyenne 88 SMS (ou MMS, sa version photo ou vidéo) par mois. On est même allé jusqu'à un rythme de 110 SMS mensuels, en fin d'année. La progression est spectaculaire: c'est un bond de plus de 70% en 1 an! On envoie toujours plus de SMS, chaque jour. Envoyer ou recevoir un SMS, c'est devenu un acte extrêment banal mais l'étude publiée, hier, ne limite pas ce geste à une simple évolution de notre façon de vivre, et de communiquer: ce "boom" du SMS, l'année dernière en France, selon l'Idate, est aussi une manifestation de la crise: l'utilisation massive du SMS a été pour certains, une manière de réduire leur facture téléphonique. Une dépense aujourd'hui imcompressible: elle représente, en moyenne, 1,4% du budget des ménages (c'est assez stable depuis 2003), mais cette dépense pèse, évidemment, plus lourdement, pour les familles modestes. Utilier un SMS, de plus en plus souvent compris dans le forfait mensuel, c'est éviter de passer un coup de fil: ça permet d'économiser du temps de parole, et donc, de gagner de l'argent. Résultat: pour la première fois depuis 10 ans, les dépenses des ménages français, dans la téléphonie mobile, ont baissé, assez nettement, l'année dernière: de 3%. On payait, en moyenne, 39 euros, par mois, en 2008. On était à 37 euros 80, en 2009. Je vous rassure: en dépit de ce recul, les opérateurs mobile ne souffrent pas: leurs chiffres d'affaires continuent de progresser (23 milliards d'euros, au total, en 2009). Et c'est notamment grâce au développement des services multimédias (grâce aux smartphones: plus de 7 millions de Français en sont équipés). Leurs revenus progressent nettement: ils ont été multiplié par 3 depuis 2005. CORRECTIF: j'ai fait sursauter un auditeur avec cette chronique. Un SMS, me rappelle-t-il, c'est 160 caractères! Ce sont les twits (sur Twitter, donc) qui sont limités à 140 caractères. Désolé. Les banques européennes cachent encore des "cadavres dans leurs placards". C'est la Banque Centrale Européenne qui l'affirme. Elle ne le dit pas comme ça, évidemment: elle parle d'un "risque de nouvelles dépréciations d'actifs" dans les bilans des banques de la zone euro. Jusqu'à 195 milliards d'euros, potentiellement d'ici à la fin 2011. C'est la "2ème vague" de la crise financière, selon la BCE. La première était, directement, liée aux subprimes. Là, ce sont les défaillances des ménages et des entreprises qui font courir un vrai risque aux banques. Mais aussi, et surtout, l'état des finances publiques en Europe. "Sell in may, and go away" (vieil adage boursier). Ca ne surprendra personne: le mois de mai n'a vraiment pas été bon pour les marchés boursiers. Bilan tiré, hier, au 31 mai. Recul de 8% à Paris et à Wall Street. De plus de 6% à Londres. Francfort s'en sort mieux, avec une baisse limitée à 3%. Madrid, en revanche, a dégringolé de 17%. La lente montée en puissance du RSA. Le Revenu de Solidarité Active a 1 an, aujourd'hui. Si le nombre des bénéficiaires du RSA "socle", c'est-à-dire l'ancien RMI, progresse, en raison de la crise, le RSA "activité" ("complément de salaire" pour les travailleurs pauvres, à temps partiel) déçoit: seules 35% des personnes potentiellement concernées en bénéficient aujourd'hui. Les démarches, pour l'obtenir, sont jugées trop complexes.

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