(Une chronique de Sara Ghibaudo) La ministre de l'économie en tournée pour obtenir le poste de directeur général du FMI a posé ses valises à Paris, après "36 h de voyage (au Brésil) qui en valaient la peine et des rencontres très positives". C'est tout ce que Christine Lagarde raconte depuis hier sur un réseau social, où elle est suivie par 1300 personnes. On ne sait si parmi ces abonnés se trouvent certains des dirigeants des 187 pays membres du fond monétaire international, mais cette visite au Brésil est plutôt un succès. Plus aucune critique à Brasilia contre la règle qui veut qu'un Européen dirige le FMI depuis 1946. Christine Lagarde a dit ce que ses interlocuteurs voulaient entendre. Elle s'engage à poursuivre les réformes engagées par le FMI pour donner plus de poids aux nouvelles puissances économiques. Inquiet hier soir le président mexicain Felipe Calderon a appelé la brésilienne Dilma Roussef pour lui demander de soutenir son candidat Agustin Carstens. l'Afrique du Sud continue à demander "un processus plus démocratique", et espère encore que les pays émergents pourraient se donner un candidat commun, mais c'est déjà trop tard. Les candidatures doivent être déposées avant le 10 juin. On n'en compte que aujourd'hui que 3: la française, une mexicaine et une kazakh. Les BRICS comme disent à défaut les économistes, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, auraient pu se préparer au départ de Dominique Strauss-Kahn. Ils représentent 40% de la population et près d'un cinquième de la richesse produite dans le monde, mais ils sont encore plus concurrents que solidaires. Nokia navigue à vue et chute en bourse. L'action du fabricant de téléphones a dégringolé de 20% hier. Le finlandais reconnait qu'il ne peut plus faire de prévisions sur ses ventes pour cette année. Nokia reste le premier vendeur de téléphones portables au monde, mais l'iphone d'apple a conquis le marché haut de gamme, le plus rentable. Toyota se relève plus vite que prévu de la catastrophe du 11 mars. Le constructeur automobile, dont la production avait chuté de 60%, devrait dès ce mois de juin revenir à 90% de sa production antérieure, 100% en Europe. La SNCF s'engage à indemniser à l'avenir les retards de TGV, même quand les passagers ont raté leur correspondance à cause du retard de leur TER. Une situation qui n'est pas prise en compte aujourd'hui comme l'a regretté hier le médiateur SNCF, que vous pourrez bientot saisir sur internet. Le taux de chomage en très légère baisse en France. Au premier trimestre d'après l'INSEE le chomage frappait 9,2% de la population active en métropole, 9,7% avec les département d'Outre-mer. Une baisse de 0,1 point depuis la fin de l'année dernière...

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