La lutte contre les monopoles, les abus et les pratiques non-concurrentielles va, parfois, se nicher à de drôles d'endroits, là où on ne les attend pas. Là, où, par exemple, on pourrait penser qu'il n'y a que la Nature et l'Homme. Après les Télécoms, les endives, la farine, les yaourts, les capsules Nespresso, voici maintenant, le Mont-Blanc ! L'accès au Mont-Blanc, l'un des derniers dossiers, traités par... l'Autorité de la Concurrence ! L'objet de son courroux, cette fois-ci, est cette sorte de soucoupe volante, posée à 3 835 mètres d'altitude. Vous l'avez sans doute vue en photo : c'est le refuge du Goûter. Il est situé sur la voie royale d'accès au Mont-Blanc, la voie "normale", la plus facile techniquement. Cent-vingt lits. On y dort avant ou après l'ascension finale du Mont-Blanc. Des milliers d'alpinistes empruntent cette voie chaque année."C'est une autoroute " pour les puristes, qui l'évitent. Mais, c'est aussi un marché, une "poule aux oeufs d'or ". Et c'est là qu'intervient l'Autorité de la Concurrence, qui veut remettre un peu d'ordre dans la gestion de ce refuge. Elle pointe des "pratiques anti-concurrentielles " quand, dans la vallée, certains ne s'embarassent pas d'euphémismes et parlent de "magouilles ", de "mafia ", dénoncent un potentat local, décrit comme le "Gaston Flosse de la montagne ". On va éviter la diffamation, ne citer aucun nom, et s'en tenir aux faits. Ce qui pose problème c'est le système de réservation du Goûter. Certaines compagnies de guides du coin ont obtenu que des lits leur soient automatiquement réservés. Presque un tiers, une "rémunération en nature " pour une mission de sécurisation du refuge mais qui a été attribuée, généreusement et sans appel d'offres. Alertée, l'Autorité de la Concurrence s'est donc penchée sur la question, il n'y a pas de petits dossiers. Elle a pointé une "entente ", une "restriction d'accès " au marché. Les protagonistes viennent de faire des propositions pour corriger le tir... un "test de marché " est en cours, alors que le refuge du Goûter rouvre, aujourd'hui, pour l'été. Attention, c'est déjà complet, les 18, 20, 23 et 25 juin. Et les trois premiers jours de juillet.

Es-tu là ? Pour commencer : encore (et toujours) cette question : la reprise économique est-elle là? Question qu'on a, du coup, posée aux cadres de notre Baro-éco France Viavoice HEC Le Figaro. Le résultat est sans appel : pour les trois quarts des cadres interrogés, "La reprise n'est pas là ". Même si leur perception s'est améliorée, ils continuent à anticiper une dégradation du niveau en France, et la persistance du chômage... Dans ces conditions, et comme l'année dernière, EDF, Total et la SNCF arrivent en tête du palmarès des entreprises où les cadres aimeraient travailler.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.