Il s'agit de Jean-Cyril Spinetta. Hier, le patron d'Air France-KLM est devenu, également, le président du Conseil de surveillance d'Areva (Anne-Lauvergeon restant présidente du directoire du groupe nucléaire). C'est la première fois en France, qu'on voit un homme cumuler, ainsi, de telles fonctions : la présidence simultanée de 2 Conseils de 2 entreprises d'une telle taille, d'une taille aussi importante qu'Air France-KLM et Areva. Les administrateurs "cumulars"... on connaissait. Ils sont nombreux les patrons du CAC40 a être présents dans le Conseil d'administration, ou le Conseil de surveillance, d'une autre société que la leur (au hasard : Jean-Cyril Spinetta et Anne Lauvergeon siègent, par exemple, tous les 2 au Conseil de GDF Suez) mais le cumul d'une présidence de Conseil, c'est extrêment rare. Voire inédit. Un spécialiste de la gouvernance d'entreprise était incapable, hier (de tête) de citer un autre exemple, en France, en Europe, et même dans le monde. Aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, dit-il, une telle situation, estime-t-il, est même parfaitement "inenvisageable". Alors, au delà des raisons qui ont conditionné ce choix (on voit un peu de "malice" de la part de l'Elysée de choisir Spinetta pour travailler avec Lauvergeon, 2 patrons classés à gauche), il reste la question fondamentale de ce cumul : comment est-il concrètement possible ? Il y a une première réponse : dans les 2 cas (Areva et Air France), Jean-Cyril Spinetta ne sera pas un président exécutif. Il a avec lui un Directeur général (ou l'équivalent) qui gère l'entreprise au quotidien. Un Président non exécutif, c'est un travail à mi-temps, dit-on souvent (au passage, c'est ce qui fait hurler certains actionnaires quand ils découvrent la rémunération accordée pour ce mi-temps), détenir 2 mandats simultanés de ce genre peut, donc, être gérable. Dans son cas également, on voit bien que c'est une situation qui ne durera pas : d'ici 1 an ou 2 ans, il quittera sans doute Air France-KLM pour ne garder qu'Areva. Il régularisera (si on peut-dire) alors sa situation. Une unité syndicale inédite -mais fragile- pour ce 1er mai. Pour la première fois, les 8 principales organisations de salariés appellent à manifester : CGT, CFDT, Force Ouvrière, CFTC, CFE-CGC, FSU, les Solidaires (dont Sud) et l'UNSA. Le mot d'ordre est suffisament large pour plaire à tous : emploi, salaires, pouvoir d'achat et relance économique sont au coeur des revendications. C'est la suite à donner à cette journée qui divise : FO, la FSU, les Solidaires verraient d'un bon oeil un appel à une grève générale de 24h, avant l'été. CGT et CFDT n'en veulent pas. Le salaires des patrons... autre élément qui alimente le mécontement actuel. Hier soir, le Médef a annoncé la création d'un Comité des Sages chargé de veiller aux rémunérations des dirigeants d'entreprise, ayant recours au chômage partiel ou à un plan social massif. C'est à la demande insistante du gouvernement que ce Comité est mis en place, non sans mal : les discussions ont été serrées, au sein du patronat. Finalement, c'est Claude Bébéar, l'ancien patron d'Axa - "figure" incontournable du patronat français- qui présidera ce Comité. Avec l'Etat américain, Fiat sauve Chrysler. Le constructeur automobile américain a déposé le bilan, hier et signé, dans la foulée, une alliance avec l'Italien, qui prend 20% de son capital. Dans un premier temps.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.