Par Bruce de Galzain.

Il s'agit du dernier grand dossier social de ce quinquennat : l'affaire Néo Sécurité, cette société de sécurité privée qui emploie plus de 5000 salariés et qui serait menacée de faillite ! C'est le dirigeant de l'entreprise Jean-Michel Houry qui a réussi à politiser ce dossier mais aujourd'hui il se retrouve seul contre tous. Contre les syndicats, contre l'Etat, contre les éventuels repreneurs. Tous l'accusent d'avoir très, très mal géré sa société, on parle de gestion moyen-âgeuse et Bercy a les même mots que la CGT pour dénoncer le train de vie des dirigeants de l'entreprise, la rémunération extravagante plus d'un million d'euros du PDG, les Audi A6 ou les Q5 des commerciaux, le siège social et ses dépenses somptuaires. Et Bercy comme la CGT n'ont qu'une volonté : sauvegarder la totalité des emplois. Il faut dire qu’à 4 jours du second tour et à la veille du débat télévisé entre les deux candidats, mieux vaut éviter de faire des vagues. L'objectif est donc de trouver une solution le plus rapidement possible pour éviter d'empoisonner la fin de campagne. Certains espèrent même régler ce dossier avant l'audience prévue au tribunal jeudi. Cela tombe bien de multiples repreneurs se sont présentés et presque tous sont déjà connus, ils viennent d'horizons très différents et ne travaillent pas obligatoirement dans la sécurité mais ils ont tous la même volonté reprendre la société sans son patron dont les jours sont comptés. Mais si dans cette affaire Bercy semble très volontaire c'est aussi parce que ses services ne seraient pas exempts de toute responsabilité, c'est en tous cas ce qu'affirme seul le dirigeant de l'entreprise. Selon lui Néo Sécurité se retrouve dans cette situation parce qu'un fond d'investissement français devait lui prêter de l'argent le mois dernier et qu'il s'est retiré au dernier moment... un fond que les services de Bercy avait présenté au patron de Néo Sécurité ! Aujourd'hui la direction semble avoir perdu la partie mais c'est elle qui a le pouvoir d'accepter une solution avant jeudi. Si ce n'est pas le cas et qu'un redressement judiciaire est prononcé, plusieurs centaines d'emplois seraient bel et bien menacés et cette affaire pourrait s'éterniser !

Ultra politisé. Un 1er mai ultra-politisé cette année mais ne nous y trompons pas, il l'a souvent été et notamment ces dernières années. Cette fois-ci Front National, UMP et partis de gauche seront réunis à Paris, la gauche qui défilera en fin de cortège syndical. François Chérèque et Bernard Thibault seront en tête, Bernard Thibault qui il y a un an exactement s'était déjà prononcé contre Nicolas Sarkozy.

Débarqués. Mieux vaut être viré par Groupama que par Air France lorsque l'on dirigeait l'entreprise... débarqués au même moment et à peu prés pour les mêmes raisons, Jean Azéma a touché 3 millions d'euros d'indemnités, Pierre-Henri Gourgeon 2 fois moins !

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