Une chronique de Régis Lachaud. ____ La solidarité européenne, c'est sûr. Il suffit d'écouter les propos du président de l'Eurogroupe, je cite Jean-Claude Juncker : "La Grèce doit comprendre que les contribuables allemands, belges ou luxembourgeois ne sont pas prêts à faire les frais des mauvaises politiques budgétaires grecques". Et il n'est pas le seul européen à prendre ses distances vis-à-vis d'Athènes. La chancelière allemande Angela Merkel a, par exemple, exclu toute aide financière de son pays à la Grèce. "Il n'en est absolument pas question !" a-t-elle réaffirmé lors d'une interview télévisée. Explication : les experts européens qui sont allés sur place la semaine dernière estiment que le plan de rigueur actuel du gouvernement grec ne suffira pas pour atteindre les objectifs énoncés de réduction des déficits publics. En clair, la Grèce doit se serrer la ceinture d'un cran supplémentaire... Au minimum ! Mais la Grèce ne peut pas se passer de l'aide européenne. Les Européens vont de toute façon devoir l'aider. Et plusieurs plans sont d'ailleurs en préparation, la ministre française de l'économie, Christine Lagarde, l'a encore confirmé hier. Simplement, les Européens font actuellement monter la pression sur le gouvernement grec pour l'inciter à prendre des mesures supplémentaires de rigueur budgétaire. La carotte ET le baton. A court terme, la Grèce doit trouver plus de 20 milliards d'euros pour assurer le financement des salaires des fonctionnaires et du fonctionnement de l'Etat et des services publics, tout simplement. Et, quoi qu'ils en disent, les autres Etats membres de la zone euro vont l'y aider. Ne serait-ce que pour éviter une contagion des attaques financières subies par la Grèce sur les marchés. Attaques qui rejaillissent forcément sur l'euro. Mais l'Europe veut s'assurer que le soutien au gouvernement grec ne s'effectuera pas à fonds perdus, ne faisant alors que repousser le problème de quelques mois. Le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, se rend aujoud'hui même à Athènes pour rencontrer les responsables grecs. Et, dès hier, la ministre grecque de l'économie Louka Katseli a envisagé officiellement de nouvelles mesures de réduction des dépenses publiques. Même s'il faudra aussi surveiller la situation sociale du pays. La rue grecque où l'idée d'un plan de rigueur sous surveillance internationale déclenche de plus en plus de critiques. L’indemnisation des dégats causés par la tempête. Deux types de dégats liés directement à la tempête. Dans ce cas, pas de problème, toutes les maisons et locaux d'entreprises disposent d'une garantie tempête. En revanche, pour les dégats liées aux inondations, notamment sur le littoral, les indemnisations dépendront directement d'une reconnaissance officielle de l'état de catastrophe naturelle. François Fillon a promis de publier les décrets nécessaires en deux jours. La Poste change de statut aujourd'hui. Et devient une société anonyme à capitaux publics. Avec, à la clé, une augmentation du capital de 2,7 milliards d'euros financée par l'Etat et la Caisse des dépots. Mais les syndicats dénoncent une porte ouverte à une possible privatisation. L'année automobile 2010 sera plus mauvaise que prévu. Propos du directeur général de Renault ce matin dans "Libération". "On prévoyait un marché européen à moins 10% (résume Patrick Pélata) mais nos informations sont aujourd'hui moins bonnes qu'il y a deux ou trois mois". Moins 34. Le moral des cadres reste bas, selon le baromètre mensuel réalisé par l'institut Via voice, notamment pour France Inter, HEC et France 24. Moral bas notamment pour l'évolution du chomage dans les prochains mois. Seulement 8% des personnes interrogées prévoient une amélioration. En revanche, bonne surprise, 87% des cadres se déclarent "heureux au travail".

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