"J'investis dans Disney, c'est mon fonds de pension!". C'est avec cette boutade que George Lucas a commenté, hier, le rachat de sa société Lucasfilms, par le géant Disney. Une boutade à 4 milliards de dollars. Et une réalité, l'opération étant montée, ainsi: le créateur de la "Guerre des étoiles" va être payé, moitié en cash, moitié en action, ce qui fait de lui, automatiquement, le 2ème actionnaire de Disney... le 2ème derrière les héritiers de Steve Jobs, le créateur d'Apple, mort l'année dernière, et qui, en 2006, avait réalisé avec Disney un "deal" similaire: la vente des studios Pixar contre un paquet d'actions Disney. C'est d'ailleurs la répétition des opérations de ce type qui frappe les esprits, depuis l'annonce, mardi dans la nuit, du rachat de Lucasfilm. En 6 ans, Disney aura déboursé 15 milliards de dollars, au total, pour accroître sa force de frappe, et assoir sa suprémie mondiale sur le secteur du divertissement. Les "historiques" du groupe (Mickey, Bambi, Blanche neige...) n'ont plus tout à fait la côte (même s'il rapporte de l'argent comme aucun autre fonds de catalogue), du coup, Disney s'est lancé dans une quête de nouveaux personnages "bankables". En 2006 donc, rachat des studios Pixar (Toy Story, Cars, Monstres et Cie). En 2009, rachet de Marvel et de ses superhéros (Spiderman, Hulk, Ironman). Et donc, mardi: "Lucasfilms", qui en plus de StarWars, détient également les Droits des "Indiana Jones", autre "machine à cash". La logique de ces rachats est implacable. Il s'agit de "valoriser au maximum ces licences", comme l'a expliqué, hier, le patron de Disney, grâce à une mécanique où le film n'est que le premier rouage. Le Figaro Economie l'explique parfaitement, ce matin. Je reprends à mon compte sa démonstration. Chaque année, Disney, via ses différents studios, sort 2, 3 ou 4 films à gros budget (en 2011, c'était "Pirates des Caraïbes 4", "Cars 2", "Captain America", "First Avenger"). L'argent investit l'est autant dans le film, que dans le marketting et la distribution (on dépasse facilement les 300 millions de dollars, par production). La première année, Disney engrange les recettes du box office. La deuxième, les ventes de DVD. La troisième, les droits télé, la VOD, les figurines, les jeux vidéos rapportent encore beaucoup. Ensuite, les personnages apparaissent dans les attractions des Parcs Disney du monde entier. Sans surprise hier, le titre EuroDisney, à la bourse de Paris, a bondit. De 6%.

Piqué. Ca se passe à la bourse de Tokyo. L'action Panasonic a chuté de presque 20%, cette nuit. Le groupe japonais est sanctionné pour avoir lancé un "profit warning"... une alerte sur ses résultats. Panasonic annonce presque 8 milliards de pertes sur l'excercice en cours. C'est presque autant que l'année dernière, mais, en 2011, c'était la conséquence du tsunami. Cette année, c'est le modèle économique de l'entreprise qui semble vaciller. Panasonic dit souffrir de la crise en Europe, mais aussi du conflit diplomatique qui oppose le Japon à la Chine.Serré. La Grèce, toujours à la merci de ses bailleurs de fonds, les Européens et le FMI. Athènes a présenté, hier, un nouveau budget de rigueur pour 2013: plus de 9 milliards d'euros d'impôts nouveaux ou d'économies: sur les retraites, les salaires des fonctionnaires, les aides sociales. En échange, la Grèce n'a toujours pas obtenu, officiellement, le délai de 2 ans supplémentaire qu'elle réclame pour rétablir ses comptes publics.

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