C'est ce matin que la direction d'ArcelorMittal doit confirmer sa volonté de fermer, définitivement, ses 2 haut-fourneaux de Florange. Arnaud Montebourg, jeudi dernier, à Florange, devant les salariés, l'a promis: ce n'est pas la fin de l'histoire, "le bras de fer commence avec la multinationale" a dit le ministre. L'histoire qui suit c'est celle d'un autre bras de fer. Toujours à propos de Florange. Toujours avec Arnaud Montebourg mais un bras de fer perdu par le ministre. C'est le journal Le Monde, ce week-end, qui a raconté la première scène de cette histoire. Dans le train qui le ramène, jeudi dernier, de Florange, Arnaud Montebourg, d'abord "affalé, blême, regard vague, costume froissé" se ressaisit et finit par brandir "2 feuilles de papier, pliées en 4, et agraphées l'une à l'autre". "C'est ma Loi, dit-il. La Loi qui encourage les reprises de sites industriels". "Elle est prête depuis 2 mois. La loi, c'est maintenant!" lâche finalement, le ministre du redressement productif, sûr de lui et apparement assez fort pour que toute la rame du train l'entende. Le lendemain, invité d'une radio, il enfonce le clou et promet de faire voter cette Loi d'ici "3 mois". Et dans le Figaro, le surlendemain (samedi), on lit qu'il affirme avoir obtenu le "feu vert" du Premier ministre. Jean-Marc Ayrault aurait accepter que cette question de la cession d'un site industriel rentable, soit, finalement, exclue de la "grande" négociation qui doit commencer, cette semaine, entre les partenaires sociaux. Priorité est donc faite -comprend-on alors-, au Parlement, et à la proposition de Loi, que doit déposer, cette semaine, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale (sans être sûr, au passage, qu'il s'agisse bien du même texte que celui brandit dans le train). Pour le Medef et les syndicats, en tout cas: les affirmations du ministre Montebourg sont une surprise. Et pour certains d'entre eux même, une provocation. Le plus virulent est François Chérèque. "La CFDT quittera les négociations si l'initiative "Montebourg" est maintenue, fait-il savoir. François Chérèque qui, après Arnaud montebourg, se targue du soutien du Premier ministre. "Je l'ai appelé et il s'est engagé à ce que cette Loi ne soit pas débattue avant la fin de la négociation" dit Chérèque. Qui l'a effectivement emporté. Dans le JDD hier, Arnaud Montebourg a glissé quelques mots, au sujet de sa loi dans l'interview qu'il accorde au journal: "la Loi sera, dit-il, votée... au terme du dialogue social en cours". Bras de fer perdu.

En baisse. Le moral des cadres se détériore encore. C'est ce qui ressort de notre Baro-éco France Inter Vivavoice HEC Le Figaro. C'est la vague d'octobre. Tous les indicateurs sont au rouge: chômage, niveau de vie, situation financière personnelle. Les cadres ne voient aucune perspective positive. Ils s'inquiètent de la capacité de la France à réduire ses déficits. Et de l'impact de la rigueur sur la croissance.En baisse. Le projet de Loi de financement de la Sécurité Sociale, pour 2013, présenté aujourd'hui. Le gouvernement veut contenir le déficit de la Sécu autour de 11 milliards d'euros alors que la tendance l'emmène plutôt vers les 16 millards. Les retraités imposables vont être mis à contribution. Ce sera le cas aussi des fumeurs, des buveurs de bières, des travailleurs indépendants, des autoentrepreneurs, des travailleurs frontaliers, et des labos pharmaceutiques, qui vont devoir baisser le prix de certains de leurs médicaments.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.