On pourrait aussi l'intituler "la fin programmée du flash trading". Elle commence -peut-être!- aujourd'hui, à Wall Street, où le Nasdaq (la 2ème place boursière du pays) suspend ce mardi 1er septembre, cette pratique. Très décriée. Le flash trading, c'est une méthode de spéculation, très particulière. Le symbole de la main mise de l'informatique et de la technologie sur le fonctionnement des marchés boursiers. Cette technique, moyennant paiement, donne à certains courtiers, quelques millisecondes, voire quelques nanosecondes, avant les autres leur donne accès aux ordres d'achats ou de ventes, sur un marché donné. Grâce à ces informations et à des ordinateurs superpuissants (et très très chers), et avec l'aide de programmes informatiques très sofistiqués, ces opérateurs, automatiquement -tout ça dans un mouvement que ne peut même pas voir un oeil humain- ces opérateurs passent des ordres d'achat ou de vente. Des ordres qui, en fait, anticipent le mouvement du marché, et permettent d'en tirer, théoriquement, un profit accru. Aux Etats-Unis, depuis le démarrage de la crise, un sénateur a pris la tête d'une fronde contre cette pratique. Elle commence à payer puisque le Nasdaq décide, donc, de la suspendre dans l'attende d'une décision définitive des autorités. L'argument avancé par ce Sénateur américain, c'est que le flash trading créée (c'est assez évident) une distorcion de concurrence entre ceux qui peuvent se payer des ordinateurs superpuissants et les autres, notamment, les petits-porteurs. A Wall Street, on rétorque que la concurrence fait rage aussi entre les différentes places boursières. Et que l'innovation technologique est un avantage compétitif comme un autre. Bref qu'on ne peut arrêter, définitivement, ces machines infernales, qui pourtant -et on le comprend très vite- participent et surtout amplifient les mouvements, à la bourse. Elles ont donc, sûrement, leur part de responsabilité dans la "panique" qu'on a connu, sur les marchés, il y a 1 an. Mais on peut aussi, et surtout, se poser la question de "l'utilité" pour la société de telles pratiques: évaluer la valeur d'une entreprise chaque jour, chaque minute.. où est l'intérêt? Mais alors chaque seconde, chaque nano-seconde... c'est assez ridicule. On l'a entendu la semaine dernière à Londres, de la bouche même du gendarme de la City. Il a reconnu que "certaines activités de la bourse sont parfaitement inutiles. Le "flash trading" semble clairement à mettre sur la liste! Disney rachète Marvel! Marvel, c'est l'éditeur de Spiderman, d'Iron man, de Hulk et des X-men. un catalogue, au total, de 5000 personnages, qui incarnent la bande dessinée américaine? ces fameux comics très largement repris au cinéma. Hier, les studios Disney ont annoncé le rachat de Marvel, pour 4 milliards de dollars. C'est "énorme" pour une société qui ne compte que 300 salariés, mais qui est extrêment rentable. Pour Disney, c'est un très joli coup. Après déjà, il y a 3 ans, le rachat des Studios Pixar. Les malheurs d'Areva. Le groupe nucléaire français, pour la 7ème fois depuis 2003, a passé, hier, une nouvelle provision dans ses comptes pour couvrir les retards pris dans la construction de son réacteur expérimental EPR. En Finlande. Au total, le chantier va coûter 2,3 milliards d'euros de plus que prévu. Un quasi-doublement de la facture! Eric Woerth enfonce le clou. Avec sa liste de 3000 noms de contribuables, soupçonnés de frauder le fisc avec des comptes numérotés en Suisse. "Ce n'est pas du bluff" affirme le ministre du budget.

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