Pour reprendre une formule bien connue des journalistes sportifs: "en voilà 2, qui n'ont pas passé leurs vacances ensemble": Marc-Philippe Daubresse, le ministre de la jeunesse et des solidarités, et son prédécesseur (qui avait le titre, lui, de Haut-Commissaire), Martin Hirsch. Depuis quelques jours, ils se cherchent ces deux-là, se "chamaillent", se disputent sur 2 dossiers: le service civique (on en reparlera une autre fois), et le RSA jeunes, qui entre en vigueur, ce matin. "Ce n'est pas la guerre Copé/Bertrand, quand même" lâche l'entourage du ministre Daubresse, auteur, tout même, d'un tacle (je reste dans la métaphore footballistique)... d'un tacle récent sur son prédécesseur: refusant de dire combien de jeunes de moins de 25 ans pourraient décrocher un "RSA jeunes", il avait lâché: "je refuse de donner de faux-objectifs qui ne sont pas atteignables". Il suffit d'ajouter "comme le faisait Martin Hirsch", et le ton est donné! Réaction du "Papa du RSA": l'objectif fixé de 200 mille jeunes allocataires, ce n'est pas moi qui l'aie inventé: c'est le ministère du budget qui a fait le calcul, et c'est le Président de la République, lui même, qui l'a acté". Et Martin Hirsch de poursuivre: "oui, les conditions d'accès au RSA jeunes sont très restrictives (il faut avoir travaillé 2 ans à temps plein, au cours des 3 dernières années pour l'obtenir), mais Marc-Philippe Daubresse a accepté de réduire encore plus que prévu ces critères puisque le décrêt d'application ne gèle plus les périodes de chômage, dans le calcul, ce qui a pour conséquence d'exclure encore pluss de jeunes du dispositif. "Ils ont dû se faire avoir par Bercy" lâche Martin Hirsch, qui sait de quoi il parle quand il s'agit d'aller décrocher des crédits, au ministère du budget. Résultats des courses, en tout cas: le gouvernement n'a budgeté que 20 millions d'euros pour financer le RSA jeunes d'ici la fin de cette année, soit 15 mille allocataires, alors qu'on estime qu'un million et demi de moins de 25 ans, vivent sous le seuil de pauvreté. Commentaire, sans détour, d'un expert (qui ne tranche pas entre Hirsch et Daubresse): le RSA jeunes fait, certes, sauter le verrou des 25 ans (enfin!) mais il reste une prestation "hypercatégorielle". Qui exclut les plus défavorisés. Le prix du gaz n'augmentera pas, le mois prochain. GDF Suez a annoncé, hier soir, qu'elle ne fera aucune demande en ce sens. Comme elle en a pourtant le droit. On se souvient (c'était sur France Inter, d'ailleurs) que Christine Lagarde avait, elle aussi, avant l'été, réclamé une "pause", après une hausse de 15%, plutôt mal accueillie. Les tarifs, du coup, ne devraient plus bouger avant 2011. En fait, on s'achemine vers un nouveau changement du mode de calcul du prix du gaz, en France. Le gouvernement devrait décider d'y incorporer, à l'avenir, l'évolution des cours mondiaux du gaz, au jour le jour. Et ils sont, actuellement, plutôt orientés à la baisse. L'université d'été du Medef. Elle démarre, cet après-midi. Laurence Parisot prévient le gouvernement: "pour que le chômage ne remonte pas, il ne faut pas augmenter les impôts. Ni sur les ménages, dit-elle. Ni sur les entreprises".

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