C'est l'histoire, c'est l'affaire qui agite et qui inquiète, en ce moment, l'industrie européenne. Une bataille qui pourrait lui coûter plusieurs milliards d'euros. Et qui menace plus de 100 000 emplois, en Europe (si on veut bien croire les estimations les plus alamistes, qui circulent). L'histoire, c'est celle des négociations entre les producteurs mondiaux de fer (d'un côté) et les sidérurgistes et les industriels (de l'autre). Elles se passent très, très mal. A tel point que les appels aux autorités européennes se multiplient pour qu'elles interviennent et mettent fin, à ce que certains assimilent à un "chantage" de la part des 3 grands producteurs mondiaux de fer. Le fer, qui sert à fabriquer l'acier. L'acier qui est le matériau "clé" d'un bon nombre d'industries: l'automobile évidemment. Mais aussi, le bâtiment. L'acier qu'on retrouve, encore, dans beaucoup d'autres biens de consommation jusqu'à la boîte de conserve. Ces 3 géants du fer réclament de très fortes augmentations de tarifs. Entre 80 et 130%, selon les cas. Bien plus grave: ils demandent (et ont réussi à l'imposer déjà à un grand nombre de leurs clients sidérurgistes, en Asie), les producteurs de fer réclament un changement radical du système. Alors que traditionnellement, les contrats étaient annuels (les prix ne bougeaient plus pendant 12 mois), ils souhaitent quen désormais, ils soient trimestriels. Histoire de mieux coller au prix du marché fixés, eux, au jour le jour. Bref, les groupes miniers aimeraient introduire de la volatilité, là où jusqu'ici il n'y avait pas. "Ils veulent tout simplement profiter de la spéculation" concluent les industriels, totalement effrayés par cette perspective, qui aura piur effet d'aligner des tarifs de long terme, sur ceux fixés quotidiennement sur les marchés, et qui sont quasiment 2 fois plus élevés. Conséquence de tout ça: l'augmentation générale des coûts de production tout au long de la chaîne. Jusqu'au consommateur. Et jusqu'au salarié, qui pourrait faire les frais, lui aussi, de cette "révolution" qui immanquablement poussera son employeur à rechercher des économies, partout, pour atténuer le choc. D'où cette estimation de 100 000 emplois menacés en Europe. Les industriels, en fait, dénonce la concentration excessive face à laquelle ils se retrouvent aujourd'hui: 3 grands producteurs (1 Brésilien et 2 Australiens) se partagent 80% de la production mondiale de fer. Et qui veulent donc imposer leur Loi. Des milliards. C'est un classement sidérant qui vient d'être publié aux Etats-Unis: le palmarés des rémunérations des patrons de hedge funds, ces fonds hautement spéculatifs. En 2009, le redressement des marchés financiers fait littéralement exploser leur revenu. 7 dirigeants de hedge funds, aux Etats-Unis, affichent ainsi des salaires supérieurs à 1 milliard de dollars. Et un homme bat tous les records: David Tepper, qui dirige le Fonds Appaloosa management, avance un salaire, en 2009, de 4 milliards de dollars! Le record jusqu'ici était de 3,7 milliards. Il était signé John Paulson, qui avait parié en 2007, sur la chute des prix de l'immobilier. 6 000 euros. A Crépy-en-Valois, les salariés de Sodimatex (un équipementier automobile) menacent depuis, hier soir, de faire exploser la citerne de gaz de leur usine, dont la fermeture est programmée. Ils réclament 6 mille euros supplémentaires, pour leurs indemnités de licenciements. Aujourd'hui fixées à 15 mille euros, en pluss des indemnités légales. 200 postes. Le fabricant de lingerie Lejaby va fermer 3 de ses usines françaises. Pour aller produire -moins cher- à l'étranger. Près de 200 postes vont être supprimés.

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