François Miquet-Marty cherchait le mot juste, hier soir, au téléphone. C'est "dégel" qui lui viendra. Il était 21 heures. Un dimanche soir, donc. Autrement dit: pas une heure "normale" pour répondre aux questions d'un chroniqueur à la recherche d'explications. Il en fallait pourtant puisque, ce matin, nous publions la nouvelle vague de notre Baro-éco France Inter Viavoice, HEC, le Figaro. Et c'est lui, François Miquet-Marty qui a mené l'enquête. On lui demande des explications parce qu'elle révèle un très net redressement du moral des cadres: 8 points en 1 mois. 15, depuis décembre. La situation économique reste préoccupante mais les cadres se montrent moins pessimistes pour l'avenir. L'INSEE, la semaine dernière, a noté, la même tendance pour l'ensemble des ménages français. La conjoncture est moins mauvaise que prévue (la France va éviter la récession), la crise grecque semble passée: voilà des facteurs qui pèsent, forcément, sur le motal des cadres et de tous les autres. Mais François Miquet-Marty relativise très vite: "tout ça, reste très fragile". En fait, on ne fait qu'effacer les inquiètudes les plus fortes de l'hiver, lièes à la crise de la dette. C'est un "dégel, rien de plus". D'ailleurs, les anticipations des cadres sur le chômage et sur le niveau de vie restent plutôt "noires": une majorité des personnes interrogées estiment qu'il vont l'un et l'autre se dégrader, dans les mois qui viennent, mais ils sont, très nettement, moins nombreux que le mois dernier. D'où ce sentiment d'amélioration. Pèse-t-il sur la Présidentielle? "Il semble trop faible, et trop tardif pour favoriser le Président sortant" affirme le patron de Viavoice qui note, surtout, que cette campagne n'intéresse pas les cadres. 81% de ceux qui ont été interrogés se déclarent "insatisfaits" par les propositions des candidats sur les problématiques liées à l'entreprise ou sur les grands enjeux économiques. C'est important de le noter parce qu'en 2007, c'était exactement l'inverse: la campagne présidentielle (Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Ségolène Royal) avait "boosté" le moral des cadres, retrouvant, pour l'occasion, confiance en la politique. Notre Baromètre avait d'ailleurs obtenu, pour l'occasion, son meilleur score historique. En 2012, c'est le scepticisme qui domine. La défiance. Et le désenchantement.

115. Nicolas Sarkozy chiffre son programme à 115 milliards d'euros. Il lâche cette estimation dans un entretien, accordé ce matin, à 3 quotidiens régionaux. Nicolas Sarkozy parle de 75 milliards d'euros gagnés sur les dépenses, et 40 sur les recettes. D'où ce total de 115 miliards. Nicolas Sarkozy affirme que, côté recettes, 32 milliards ont déjà été votés: il s'agit des 2 plans de rigueur "Fillon". La Gauche conteste ce chiffrage, et parle de futures hausses d'impôts "cachées" par le candidat Sarkozy.Du vent dans les voiles. L'immense marché des éoliennes en mer. L'appel d'offres pour 5 champs au large des côtes françaises, est en cours. Selon les Echos, ce matin, la Commission de Régulation de l'Energie proposerait de tout confier (ou presque) à EDF. GDF Suez , allié à Areva, n'obtiendrait rien. La décision finale, qui revient au gouvernement, doit être prise d'ici une quinzaine de jours.

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