Certains trouveront que c'est, en fait, un débat entre 2 économistes qui pensent exactement la même chose. Et de fait, (on va y revenir) leurs conclusions ne sont pas si éloignées. En revanche, ils partent d'un constat franchement opposé ("et si Hollande avait raison" dit le premier. "Et s'il n'avait pas raison" lui rétorque le second) et tout l'intérêt est là, finalement: le cheminement de leur pensée respective. Ce débat, entre 2 économistes, a animé le site internet Telos, ce week-end. Le premier a avoir saisi son clavier, pour commenter l'intervention du Chef de l'Etat, c'est Charles Wyplosz. "Et si Hollande avait raison... de ne rien faire": c'est ainsi qu'il a titré son billet, jugeant d'entrée"intéressante" l'interwiew du Président de la République parce que, selon lui, François Hollande y a révélé un choix important: le Chef de l'Etat a décidé de ne rien faire en matière budgétaire ("ne pas augmenter les dépenses, ne pas baisser les impôts"). "Curieusement, écrit Charles Wyplosz, ce pourrait être "une bonne idée". Face à une austérité autodestructrice et une relance impossible, François Hollande a trouvé la parade: un nouveau "ni-ni", écrit Wyplosz qui ajoute: "remettre à plus tard le rétablissement des comptes publics est bel et bien la meilleure stratégie possible". Dimanche, toujours sur le site Telos, c'est son collègue Elie Cohen qui lui répondu ("et si Hollande n'avait pas raison"). Lui, la "politique des petits pas" du Chef de l'Etat ne lui convient pas. Il décrypte, d'ailleurs, sa méthode, assez cruellement: Hollande "ne fait rien, accrédite en revanche l'idée qu''il fait beaucoup. Et attend la reprise économique pour s'en attribuer le mérite". Au final, les 2 économistes se rejoignent sur 3 points. 3 "obstables" dit Elie Cohen, 3 "difficultés" selon Charles Wyplosz. Ce sont (1)nos partenaires européens et singulièrement l'Allemagne, (2) l'ampleur de l'effort budgétaire qui nous attend quelque soit le calendrier retenu, (3) les marchés financiers. Pour Wyplosz et Cohen, les marchés "sont moins bornés qu'on le croit", selon le premier, "pas stupides" pour le second: "ils veulent de la croissance à court terme (acceptent, donc, l'inaction de Hollande), mais "de la discipline budgétaire à long terme". Bref, ils attendent toujours de connaître sa stratégie globale.

Elections-modération. Les impôts locaux devraient augmenter modérément, cette année. Les élections approchent, ceci explique cela. C'est le Figaro qui effecfue un premier pointage, ce matin... les conseils municipaux ayant eu jusqu'au 31 mars pour adopter leur budget. Résultat: dans la plupart des communes, qu'elles soient grandes (Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes...) ou plus petites (Rouen, Angers, Niort, Agen...), les taux d'imposition des taxes d'habitations, et taxes foncières ne devraient pas bouger, cette année. Quand il y a hausse ailleurs, elle est limitée: de l'ordre de 0,5%. Cette même modération est constatée du côté des départements.-1% . L'Espagne s'apprête à réviser à la baisse sa prévision de croissance. Madrid anticipe, désormais, une récession de 1% cette année. Et va demander à Bruxelles un délais pour réduire son déficit budgétaire.

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