En économie, on utilise très souvent la métaphore guerrière pour décrire certaines situations. C'est encore le cas ce matin, avec l'annonce du lancement par le fournisseur d'accès à Internet Alice (racheté, il y a 1 an par Free) d'une offre "tripe play" télévision-internet-téléphone: une "box" à moins de 20 euros, par mois! "La guerre des prix est, donc... lancée" doit-on dire. Relancée pour être exact... puisque cette initiative répond à celle de Numéricâble qui, fin septembre, avait annoncé, le premier, la commercialisation d'un telle offre, à 19,90 euros. Après l'aérien, la grande distribution, voilà donc, le modèle "low cost" qui fait son entrée dans le monde de l'Internet! Les Associations de consommateurs se disent, de prime abord, plutôt agréablement surprises par cette annonce alors qu'elles craignaient un mouvement exactement inverse, Orange et SFR se plaignant, sans cesse, de l'agressivité commerciale de Free, qui les empêchent de "marger en paix" autrement dit, d'engranger de substancielles marges bénéficiaires. Comme dans la téléphonie mobile. Rien ne dit, d'ailleurs à ce stade, qu'Orange, SFR et Bouygues vont suivre le mouvement de baisse des prix. Un mouvement qu'il faut d'ailleurs relativiser. Alice et Numéricable, avec leurs offres à moins de 20 euros, proposent un service alétéré par rapport aux "box" classiques. Si le débit internet sera identique, le téléphone illimité sera plus contraint, et surtout le nombre de chaînes de télé disponibles très réduit. Attention encore: l'assistance technique pourra être payante dans certains cas, et il faudra s'aquitter également, d'un droit d'entrée. Et d'un droit de sortie, au bout d'un an! Bref: il va falloir bien lire les paragraphes écrits en tout petit sur son contrat d'abonnement, pour ne pas se retrouver à payer aussi cher (voire plus) qu'avec les offres à 30 euros. Cela dit, ces box à moins de 20 euros ont un intérêt tout à fait évident: ils cherchent à capter les Français qui ne sont pas encore connectés à l'Internet haut débit: les étudiants, les ménages modestes, les personnes âgées. Un potentiel de 8 à 9 millions de clients. Ca vaut bien une guerre. L'or vole de record en record. L'once d'or, à New York, a dépassé, pour la première fois hier, le seuil des 1200 dollars. Et les spécialistes pensent que cette hausse va se poursuivre. Ils parlent d'un "effet tourbillon presque parfait", où tout concourt à faire monter le prix de l'or: un dollar déprimé, des taux d'intérêt au plus bas, la peur d'un retour de l'inflation et les craintes, après Dubaï, pour la stabilité financière. La Grèce? Ca ira! La quasi-faillite de Dubaï encore. Elle fait chuter depuis 2 jours les places boursières du Golfe. Et, elle réveille en Europe, la peur d'un défaut de paiement de l'un de ses pays membres. Tous les regards se tournent, du coup, vers la Grèce, très endettée. Non, "elle évitera la faillite", ont estimé hier, les ministres des Finances de la zone qui demandent, cela dit, à Athènes d'accélérer son programme de réduction de la dépense publique. La démission du patron de General Motors, Fritz Henderson. Elle a été annoncée cette nuit, et surprend tout le monde puisqu'il avait pris les rênes de l'entreprise -au bord du dépôt de bilan-, il y a 8 mois à peine. Seule explication officielle avancée: "il nous faut du "sang neuf"!

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