Rien à voir avec le petit-déjeuner. Les "grille-pains", c'est comme ça que les écologistes notamment appelent, pour mieux les dénoncer, les radiateurs électriques. Les convecteurs. C'est l'un des systèmes de chauffage les plus répandu en France. Selon une estimation de Greenpeace (que j'aurai bien du mal à confirmer, ou contester): les ménages français en possèderaient, à eux seuls, autant que dans tout le reste de l'Europe! 8 millions de foyers français se chauffent uniquement à l'électricité. La raison, elle est connue: c'est la prédominance du nucléaire, en France, qui a poussé au développement du chauffage électrique. La conséquence est, elle aussi, connue: la consommation électrique française est très sensible au froid. Une baisse de la température extérieure de 1 degré entraîne, automatiquement, un surcroît de consommation d'électricité équivalent à 2 fois les besoins d'une ville comme Marseille! Voilà pourquoi, avec la vague de froid qui nous frappe en ce moment, on surveille comme le lait sur le feu, notre système électrique. Mais, cette dépendance électrique française a une autre conséquence. Et elle est sociale, celle-là. C'est la précarité énergétique. Les "précaires énergétique", ce sont ces familles qui consacrent plus de 10% de leurs revenus à se chauffer. Ou plus globalement, à se fournir en énergie. Chiffre officiel: elles sont presque 3 millions et demi dans ce cas-là. 1 ménage sur 8! Les associations estiment que c'est beaucoup plus, si on ajoute tous ceux qui limitent leur consommation (qui baissent le chauffage), précisément pour éviter d'y consacrer tout leur salaire. Sans surprise, ils sont très souvent locataires. Parce que les chauffages électriques, c'est quasiment systèmatiquement le choix privilégié par les propriétaires. L'investissement est limité (les convecteurs "grille-pain", c'est pas cher). Et la consommation -au final, plus coûteuse que le gaz ou le chauffage urbain- ,elle, est à la charge des locataires. Des aides existent évidemment, pour aider les plus modestes mais, et c'est que dénoncent les Associations, elles ratent encore trop souvent leur cible. Le tarif social d'EDF, ou les subventions municipales constituent un soutien important, mais plus efficace serait une aide permettant de remplacer les équipements de chauffage, et surtout d'isoler correctement les logements français (c'est un autre gros problème) y compris ceux destinés à la location parce que pour un grand nombre d'entre elles, ce sont des "passoires thermiques", qui laissent filer, donc, la chaleur. Et qui laissent filer les revenus. Stable. L'INSEE vient de le publier: le taux de chômage reste stable, d'un trimestre à l'autre. Quasiment stable, également, sur un an. 9,3% en métropole, fin septembre. 9,7%, si on inclut les départements d'outre-mer. BCE à la manoeuvre. La crise de la zone euro, avec aujourd'hui l'intervention très attendue de la Banque Centrale Européenne. Depuis quelques mois, c'est elle qui soutient à bout de bras (si on peut dire) les marchés, en injectant beaucoup de liquidités. Aujourd'hui, on s'attend à ce qu'elle décide de prolonger ses achats de dettes des pays en difficulté (l'Irlande, le Portugal...). Des titres -qu'à part elle- plus personne ne veut' acheter. Depuis 7 mois, la BCE en a acquis pour 67 milliards d'euros. L'avenir d'Areva. Pour éviter un échec de l'augmentation de capital (on en parlait, ici, lundi), l'Etat pourrait décider de participer lui-même à l'opération. Christine Lagarde l'a annoncé hier.

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Le site d'Alternatives Economiques

Je me suis très largement inspiré d'un excellent article, dans le numéro de décembre d'Alternatives économiques, qui vient de sortir.

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