SMS, hier soir, d'un responsable de la CGT, après ce discours, et l'annonce de la tenue d'un nouveau Sommet social, en janvier prochain. Je venais de lui demander si son syndicat répondrait "présent" à l'invitation du Président de la République, il nous répond, en moins de 160 caractères): "je pense que oui, nous n'avons jamais pratiqué la politique de la chaise vide". Toujours au téléphone, mais de vive voix, Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT, confirme, elle aussi que son syndicat ira. "Un sommet pour l'emploi, on le demande depuis le mois d'août!" rappelle-t-elle. Difficile donc de mégoter. Mais "attention!" prévient la responsable cédétiste, "si c'est pour une simple mise en scène, ça va vite coincer". "Non à l'instrumentalisation", "gare à l'entourloupe": ce sont des précautions, des "conditions" posées par les syndicats, qu'on a entendu, évidemment, à chaque fois que le Président de la République a lancé une telle invitation. Le "Sommet social" restera, d'ailleurs, comme l'un des rituels de ce quinquennat, auquel les leaders syndicaux et patronaux se sont pliés, contraints et forcés. Jamais dupes, en tout cas. Pour le prochain Sommet, qui se déroulera, donc (ça n'a échappé à personne) à 4 mois de la Présidentielle, Nicolas Sarkozy a lui, aussi, posé ses conditions: les participants devront avoir "le courage, (a-t-il dit) d'affronter les grandes questions et de lever les tabous sur les freins à la compétitivité française". Sachant que le Président venait de fustiger, une nouvelle fois, les 35 heures et la retraite à 60 ans -"des erreurs graves" a-t-il lâché, déclenchant les premiers applaudissements de la salle, hier soir-, sachant aussi que Nicolas Sarkozy a répété qu'il n'était pas question de revenir sur le dispostif des heures supplémentaires, on se dit que la discussion avec les syndicats, pourraient vite tourner court, en janvier prochain. D'autant plus que le Chef de l'Etat, hier soir, a aussi affirmé, qu'il faut poursuivre dans la fonction publique, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2, partant à la retraite. François Fillon, cette semaine, vantant le bilan de 5 ans de RGPP (150 mille postes de fonctionniares supprimés) n'était pas allé aussi loin.

Un peu mieux. L'écart des taux d'intérêt, entre la France et l'Allemagne, s'est considérablement réduit. C'est le très observé "spread", sorte d'indice de l'intensité de la crise. Ce "spread" est retombé, hier, sous les 100 points de base, alors qu'il était au dessus des 200, le mois dernier. Pour être plus clair: l'Allemagne s'endette à 2,18% et la France à un peu plus de 3%. Rien à voir avec le discours de Nicolas Sarkozy, c'est plus la conséquence de l'intervention coordonnée des banques centrales, mercredi. La France a réussi, hier, à lever plus de 4 milliards d'euros sur les marchés. Et boucle, ainsi, son programme d'émission de dette, pour cette année.

Beaucoup mieux. La publication en Suisse du classement des 300 plus grosses fortunes du pays, exilés fiscaux compris. On y trouve 44 français. C'est 6 de plus en 1 an. Et 27 de plus qu'il y a 10 ans.

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