Si, pris dans la torpeur de votre week-end, vous n'avez pas tout à fait compris la décision judiciaire qui vient d'être rendu, aux Etats-Unis, dans l'affaire Vivendi... cette histoire est pour vous! Dites vous bien, d'ailleurs, que vous n'avez pas raté la fin de l'histoire, mais finalement... le début! Vendredi soir, à New York, un Tribunal américain -un jury populaire!- a déclaré Vivendi "coupable" de communication trompeuse, au début des années 2000. Coupable d'avoir menti à ses actionnaires, et caché que l'entreprise était au bord du dépôt de bilan. Une "quasi-faillite" qui devriendra publique à l'été 2002. De ce verdict, beaucoup n'ont retenu qu'une chose: alors que Vivendi était donc reconnu coupable, son PDG de l'époque Jean-Marie Messier a, lui, été "relaxé". Blanchi. Ca peut paraître incongru (dissocier l'entreprise de son patron), mais du point de vue juridique américain, ça s'explique. Les petits porteurs, ceux qui estiment avoir beaucoup perdu en raison de ces mensonges, et qui ont porté plainte, en nom collectif, aux Etats-Unis (c'est une "class action") sont déçus. Is auraient bien aimé épingler l'ancien "maître du monde" (en qui ils ont cru à l'époque, avant que le "chateau de cartes" s'effondre) mais ils se sont fait une raison. Et plutôt rapidemment: en condamnant Vivendi, le Tribunal américain tape sur celui qui, finalement, peut payer les indemnités promises! Et c'est là que tout commence. Le jury américain ayant rendu son verdict, il faut maintenant que tous les actionnaires qui ont perdu des plumes dans cette affaire, se fassent connaître. C'est le principe des "class actions": ce n'est que quand on aura établi la liste précise des "victimes" qu'on connaîtra le montant exact de ce que va devoir payer Vivendi. Le Tribunal a divisé par 2 ce que demandaient les plaignants mais la facture globale pourrait atteindre, théoriquement (si tout le monde se fait connaître) plus de 6 milliards d'euros! Vivendi conteste cette estimation. Et pour cause: il ne faut pas paniquer les marchés. Cela dit, l'entreprise semble prendre au sérieux la menace: elle vient (c'est tout chaud: ça date d'hier), d'assigner, à nouveau, au tribunal les actionnaires français pour tenter de les exclure de la procédure américaine. Autrement dit, elle tente de réduire au maximum le risque d'une amende "record". Je vous l'avait dit: l'affaire ne fait que commencer. L'Université Paris-Dauphine multiplie par 15 ses frais de scolarité! C'est une information, à la Une des Echos, ce matin. Et elle va, sans doute, faire beaucoup parler. L'Université parisienne a décidé de faire porter à 4.000 euros, contre 230 euros seulement, aujourd'hui, les droits d'inscription pour une vingtaine de ses Masters, en gestion et en économie internationale. Ce sont des formations qui offrent de belles perspectives d'emplois, cela dit. De belles carrières internationales. 1.400 étudiants, au total, seront concernés par ces augmentations. Anticipant la probable polémique, Paris-Dauphine a prévu de nombreux abattements ou exonérations pour les étudiants les plus modestes. Licenciement... public? Les syndicats de fonctionnaires, très remontés contre un projet de décret du gouvernement instaurant un nouveau dispositif, dit de "mise en disponibilité" des agents publics. Une mise à l'écart "sans travail, ni salaire" dans le cas où l'agent refuse 3 propositions de mutation. Pour les syndicats, c'est ni plus ni moins que l'introduction du "licenciement" dans la fonction publique.

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