La vidéo dure 2 heures et demi. On peut la regarder sur internet. On la trouve facilement sur le site de l'Assemblée nationale. Un conseil quand même: boire un bon café ou absorber quelques vitamines avant, parce que ce n'est pas un film d'action, c'est l'intégralité de l'audition, hier, du PDG de France Telecom-Orange. Une semaine, après Xavier Niel, le patron de Free, Stéphane Richard était à son tour, auditionné par les députés de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée. Selon certains élus, l'accueil a été un peu plus froid qu'avec le patron de Free. Ca n'a pas échappé, d'ailleurs, à Stéphane Richard qui a lâché, hier "si certains, ici, ont été sous le charme de Xavier Niel, je vais vous rappeler, moi, une réalité... comptable!" A ce moment précis, le patron de France Telecom veut régler son compte au patron "cool" de Free, qui depuis le lancement de son offre mobile, ne cesse de taper sur ses concurrents, accusés de saigner leurs abonnés pour mieux rétribuer leurs actionnaires. Xaviel Niel répète, ainsi, à l'envi que sa société est majoritairement détenu par ses salariés. Et que lui ne touche qu'un "petit" salaire: 173 mille euros par an. Stéphane Richard rappelle donc cette "réalité comptable": Xavier Niel a aussi touché 14 millions de dividendes, en 2011. Son salaire, c'est de "l'argent de poche pour lui" ajoute le patron de Orange, qui révèle, plus tard, sa propre rémunération: 900 mille euros, par an et pour sa seule part fixe. Mais Stéphane Richard ne s'arrête pas là: quand Niel dit que 65% du capital de sa société appartient à ses salariés, il oublie de dire que 62% sont à lui et lui seul. Rien à voir avec le "monde de quasi-coopérative ouvrière" qu'on nous décrit, conclut-il. Voilà, donc, pour l'ambiance hier (de franche camaraderie), Stéphane Richard ajoutant que l'arrivée de Free, si elle fait baisser les prix pour le consommateur, n'est pas une bonne affaire pour l'Etat et donc, peut-être, pour le contribuable: parce sur ce sont, dit-il, des bases fiscales réduites, donc moins de recettes d'impôts, moins de TVA, et moins de ressources pour financer la culture. L'audition, enfin, n'a pas permis de savoir si le réseau de Free fonctionne, correctement: c'est, pourtant, la grande question du moment. Le patron d'Orange s'en remet au contrôle lancé par l'Arcep, le régulateur.

LVMH sauve les Lejaby. C'est, en effet, grâce au groupe de luxe que l'usine d'Issingeaux a retrouvé un repreneur. C'est une très bonne nouvelle: les 93 salariées de Lejaby vont garder leurs emplois, en passant de la lingerie à la maroquonerie. L'opération est rendue possible par le déblocage d'aides publiques, mais aussi à l'engagement de LVMH de remplir le carnet de commandes "pour plusieurs années". Les dirigeants de LVMH sont des proches du Chef de l'Etat: Bernard Arnault était l'un des invités de la soirée du Fouquet's. Et le n°2 du groupe, Nicolas Bazire est un proche. C'est ce qui fait dire à la CGT locale que "LVMH a retiré une sacrée épine du pied de Nicolas Sarkozy".Lisbonne inquiète. Le cas de la Grèce "pas encore réglé".. le Portugal inquiète les marchés depuis quelques jours. Pour ses prêts à 10 ans, le taux d'intérêt qu'on lui réclame, atteint 17%.De nouveaux amis. Facebook en bourse. La société a déposé son dossier hier. Il valorise l'entreprise entre 75 et 100 milliards de dollars.

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