Vous connaissez forcément la blague la plus classique qui court sur les économistes. "Les économistes sont toujours les meilleurs pour vous expliquer aujourd'hui... pourquoi ils se sont trompés, hier". L'adage vous donne, d'entrée, toute la valeur de ce qui va suivre. Dernier rappel qui pousse à la modestie, l'année dernière, à la même date, certains prédisaient que la Bourse de Paris progresserait de mille points, en 2008. La chute est finalement de presque 43%! Alors, ceci étant dit: comment sera la Bourse en 2009? Que nous dit la bourse, de 2009? Ce n'est pas un scoop: le début d'année sera très difficile. Personne n'envisage un rebond durable des indices boursiers avant -au moins!- l'été 2009: les reculs, constatés sur les places boursières du monde entier, devraient même se poursuivre. Pour 2 raisons: d'abord la peur de la déflation, c'est-à-dire une baisse généralisée des prix qui provoquerait une chute très importante de l'activité économique. Cette peur n'est pas prête à se dissiper: c'est le risque majeur qui plane, aujourd'hui, sur l'économie mondiale. L'autre raison d'un premier semestre difficile à la bourse: c'est la multiplication attendue de ce qu'on appelle les "profit warning", les alertes sur les résultats. Les entreprises vont devoir réviser leurs objectifs à la baisse. Ca veut dire, pour les actionnaires, moins de dividendes. Ca veut aussi dire, pour les salariés... "licenciements" et "plans sociaux": mais ça, la bourse, généralement, au mieux elle est indifférente. Au pire, elle appécie! Pour ceux qui boursicotent, du coup, qu'est-ce qu'on fait? Première réponse des spécialites: "restez liquide". En fait, ça veut dire "restez chez vous", "n'achetez rien", et laissez tout sur votre Livret A, tant qu'il est encore à 4%. Deuxième réponse: n'allez pas trop vite sur les valeurs massacrées en 2008 (les bancaires.. l'automobile..), pensant qu'elles vont remonter: l'orage n'est pas encore complètement passé! Enfin -la phrase en impose-: préférez les valeurs solides, contra-cycliques, les grosses capitalisations et les sociétés peu endettées. On trouve des listes un peu partout. Bilan, dans un an! La guerre du gaz. Elle fait rage entre la Russie et l'Ukraine. Elle ne devrait pas avoir de conséquences pour nous. Ni sur les tarifs, ni surtout pour notre approvisionnement: c'est en tout cas ce qu'assure aujourd'hui GDF Suez, qui compte Gazprom parmi ses fournisseurs. En France, et à peu près partout ailleurs en Europe, les stocks sont suffisants, explique-on, pour ne pas manquer d'énergie dans les prochains jours, ou même dans les prochaines semaines. La Russie a coupé le gaz à l'Ukraine pour l'obliger à payer ses arrièrés, mais aussi pour lui imposer une hausse de presque 40% de ses tarifs. Toujours plus. Comme prévu, record battu pour l'envoi, via son téléphone portable, de SMS "bonne année", hier, et même dès avant hier soir. Orange parle d'un "bond" de + de 27%. SFR dit +36. Bouygues Telecom parle même d'un doublement des envois de SMS entre minuit et 1h du matin, hier. On solde! Avant tout le monde, début des soldes dans la Meuse, en Meurthe-et-Moselle et en Moselle aujourd'hui. L'exception s'explique par leur proximité avec la Belgique et le Luxembourg qui "bradent" ce week-end. Ailleurs, en France, les soldes commencent mercredi 7 janvier.

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