C'est la valeur, à la bourse, qui sera l'une des plus suivies, ce lundi, et dans les jours qui viennent. Vendredi, elle a terminé la séance en recul de 19%.(rien que ça!). Il y a à peine 4 ans, le titre valait 150 dollars... vendredi, il a terminé à... 7 dollars (7 dollars 39)! L'entreprise qui a réalisé ce "piqué" spéctaculaire, s'appelle RIM, Resarch in Motion. C'est le fabricant canadien du BlackBerry, le smartphone encore "culte", il y a quelques années mais qui semble aujourd'hui, totalement dépassé. Ecrasé par l'iphone d'Apple, et par Androïd, le système d'exploitation développé par Google. Ce qui est surprenant dans cette affaire, n'est pas de voir une marque passer, ainsi, du rang de "succès planétaire" à "échec mondial" (d'autres ont connu ça avant elle), mais dans ce cas précis ce qui est sidérant, c'est de voir à quelle vitesse, c'est arrivé. Un spécialiste du secteur parle de "situation désastreuse" et donne 9 mois à BlackBerry pour se relancer. Ou disparaître! Alors même que l'entreprise détient plus de 2 milliards de dollars de trésorerie dans ses caisses. Ainsi, va le monde des nouvelles technologies. La semaine dernière, RIM a annoncé un nouveau recul de ses ventes. Les chiffres donnent encore le tournis: le canadien a vendu 7 millions 800 Blackberry, au trimestre dernier. C'est impressionnant (beaucoup aimeraient annoncer de tels chiffres) mais ça n'a plus rien à voir avec ses années flamboyantes. En 1 an, le chiffre d'affaires a chuté 43%! 78 millions de Blackberry circulent, fonctionnent, communiquent à travers le monde... mais, c'est comme ça: on a l'impression, aujourd'hui, que plus personne n'en veut! Il faut dire que la marque a dû mal à se renouveler. Et vendredi, à la bourse, c'est d'abord l'annonce d'un ènième report de la sortie de son nouveau modèle qui a été sévèrement sanctionné. Dans ce secteur, il faut sans cesse innover, ou faire croire qu'on innove pour survivre, Apple l'a bien compris. RIM a, également, annoncé, la semaine dernière, une nouvelle vague de licenciements (5 mille personnes poussées dehors): "il devrait plutôt embaucher pour accélérer la sortie de son nouveau système" ont affirmé plusieurs analystes, qui s'attendent maintenant, à son rachat par un concurrent, son démentèment, ou la vente de ses précieux brevets et de son savoir-faire en matière de protection des données.

Gel. Le gouvernement envisagerait de geler les tarifs du gaz. C'est le journal Les Echos qui l'affirme, ce matin: "le gouvernement envisagerait un arrêté tarifaire annulant la demande de GDF Suez". Le groupe, présidé par Gérard Mestrallet, réclame une hausse d'environ 5%, applicable dès ce mois-ci... en conformité avec la formule de fixation des tarifs. Pour dire la vérité, on du mal à croire à cette hypothèse d'un nouveau gel des tarifs du gaz: le précédent, décidé par le gouvernement Fillon a été sanctionné par la justice. Une première fois en référé. Et sur le fond, le préjudice pour GDF pourrait, bientôt, se conclure par une facture de "rattrapage" (autour de 10%) envoyés à tous les usagers.Gel. L'audit des comptes publics. La Cour des Comptes le dévoile, ce matin. Bercy fait déjà savoir qu'il révèle 1 milliard et demi de crédits "non financés" par le gouvernement sortant: le 10ème mois de bourse des étudiants, la prime de Noël ou certaines opérations militaires extérieures. François Fillon affirme qu'il n'a laissé aucun "cadavre dans le placard".

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