Le titre de l'article des Echos , ce matin accroche. On tombe dessus page 22: "L'Europe veut des aspirateurs moins puissants et plus verts". C'est signé Dominique Chapuis. Immédiatement, on se dit "mais de quoi, une fois encore, se mêle l'Europe!?", avant de comprendre, en lisant l'article, que la plupart des professionnels du secteur, les fabricants d'aspirateurs, approuvent la démarche en cours. Explications du journal. En Europe, c'est une des joies de la vie, on passe l'aspirateur, en moyenne, 50 heures par an. Sa consommation en électricité, son "impact environnemental" est limité -ce sont de petits appareils- sauf que chaque foyer en est équipé (au passage, le marché français de l'aspirateur, c'est 4 millions et demi d'appareils, vendu, l'année dernière). Autrement dit, si on arrivait de réduire, un peu, la consommation de chaque appareil, on ferait beaucoup de bien à la planète. Un fabricant a calculé que 19 térawatt-heures seront économisés d'ici à 2020, avec les mesures que l'Europe s'apprête à prendre, "de quoi alimenter le métro londonien pendant 20 ans": je suis incapable de vous dire si c'est vrai, mais un autre argument -plus prosaïque- est avancé par les fabricants d'aspirateurs: contrairement à ce que les consommateurs pensent, la puissance des appareils n'est pas un gage d'efficacité. Et ils le jurent, ils vont travailler sur les moteurs, sur les brosses également, pour réussir à faire aussi bien, et même mieux, avec moins de puissance. De toutes les façons, ils n'ont plus le choix: aujourd'hui, ils vantent des aspirateurs dépassant 2000 watts, mais dans un peu plus d'un an, l'Europe limitera leur puissance à 1600. Et en 2017, ce sera 900 watts maximum. S'ajoutera à cette obligation, un système d'étiquetage "écolo", comme celui imposé aux machines à laver ou aux réfrigérateurs. Ces étiquettes donneront des indications en terme de consommation électriques, mais aussi de niveau sonore et de qualité de filtration. Mais, déjà, la bataille entre fabricants fait rage. Les Echos, ce matin, explique que le britannique Dyson reproche au projet européen de vouloir tester la performance des aspirateurs en condition de laboratoire, et non en conditions réelles, ce qui fausserait le classement. Dyson, qui a inventé l'aspirateur sans sac, souhaite aussi que pour l'attribution des étiquettes "vertes", le coût des sacs précisément, et celui des filtres, soit pris en compte pour un calcul plus précis du coût environnemental et budgétaire d'un aspirateur.

1 sur 10. C'est la Cour des Comptes qui le dit. Dans son rapport de certification des comptes de la Sécurité Sociale, rendu public hier. Précisément "9,1% des pensions liquidées, l'année dernière, comportaient une erreur de portée financière". Elles sont très souvent minimes (quelques euros par an), peuvent jouer dans les 2 sens (favorable ou pas, au retraité), mais ces erreurs font mauvais effet. La plupart "auraient pu être évitées", écrit la Cour (erreurs de saisie, ou problème sur les pièces justificatives). 4 caisses régionales se distinguent particulièrement: celles du Languedoc-Roussillon, de Midi-Pyrénnées, du Sud-Est. En Nord-Picardie, une pension de retraite sur 5 est mal calculée!

1 de moins. Au Portugal, démission surprise, hier, du ministre des Finances. Il était le symbole dans ce pays "sous assistance financière" comme on dit, de la politique d'austérité menée, mais très critiquée. Victor Gaspar a démissionné, reconnaissant les limites de son action. Le Portugal est entré dans sa 3ème année consécutive de récession, le chômage atteint 17%.

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