Je sais que cette question, aujourd'hui, sous la grisaille parisienne (qui dure depuis des jours) et des températures d'un mois d'octobre, peut paraître totalement folle. Envisager même, pour cet été, une nouvelle canicule relève, carrément, de la provocation: c'est pourtant le travail que RTE (la société, filiale d'EDF, chargée de gérer le réseau de transport de l'électricité, en France) vient d'effectuer. Depuis la canicule de 2003, on a appris à anticiper. Et à prévoir le pire: RTE vient, donc, de rendre public ses prévisions pour les prochains mois: avec cette question: est-ce que la production d'électricité prévue, cet été en France, sera suffisante pour répondre à la demande. Ne soyez pas surpris: cette question, on se la pose, évidemment, avant chaque hiver (on sait que notre système électrique est très sensible au froid parce qu'on se chauffe beaucoup à l'électricité), mais cette question, on se la pose aussi pour l'été, parce que, précisément, depuis la canicule de 2003, nous nous sommes beaucoup équipés en climatiseurs, en ventilateurs, en pompe à chaleur. Résultat: la "France électrique" est devenue également, sensible à la chaleur. L'hiver, le "pic" de consommation est à 19h (quand on pousse son chauffage). L'été, c'est à 13h quand on cherche à se mettre au frais. Et à ce moment-là de la journée, 1 degré supplémentaire de température (dehors, au soleil), c'est une consommation qui augmente, d'un coup, de 450 mégawatts. C'est, grosso-modo, la consommation d'une ville comme Lyon. Et c'est 2 fois plus qu'il a 5 ans. D'où l'importance, avant le début de l'été, de savoir combien EDF et ses concurrents entendent produire d'électricité, pour de dire si, en fonction des températures prévisibles (et possibles), le système risque, ou pas, d'imploser. Alors, voilà les conclusions de RTE, à ce stade. C'est une bonne nouvelle: l'été 2010 devrait bien se passer. Il se présente, en tout cas, mieux que l'année dernière. On va plus consommer d'électricité (certes), mais la production française, elle aussi, devrait être meilleure. L'année dernière: de multiples opérations de maintenance, des incidents dans certaines centrales, la grève des agents EDF faisaient planer une menace: rien de tel, cette année. Même en cas de canicule, c'est-à-dire 7 degrés de plus que les normales saisonnières, le système tiendra, affirme RTE. Mais il faudra, alors, importer: acheter de l'électricité à nos voisins européens, mais là encore, affirme RTE, ce sera dans des proportions tout à fait acceptables. Et, dans le reste de l'Europe, on affirme que tout devrait bien se passer. On n'attend, donc, plus que le beau temps! La France continue de séduire les investisseurs étrangers. En pleine crise l'année dernière, la France a réussi à rester la 2ème destination des investissements étrangers, en Europe. Le nombre de nouvelles implantations a même légèrement progressé. 529 projets, au total. Alors qu'il chutait en Europe de 11%. La France conserve, donc, sa 2ème place européene. Derrière le Royaume-Uni, et encore devant l'Allemagne mais qui se rapproche à vive allure. Les investisseurs louent la qualité de vie en France, sa capacité d'innovation. En revanche, ils doutent de sa capacité de rebond, au sortir de la crise. Les patrons signent. Le Medef "plutôt satisfait" de la réforme des retraites, telle qu'elle se dessine. Laurence Parisot, sa présidente, l'affirme, ce matin, dans les colonnes du Figaro. Pour elle, "de toute évidence", il faut relever l'âge de la retraite et la durée de cotisation. Laurence Parisot estime que la retraite à 60 ans, ce n'est pas un acquis social, c'est "une grande illusion, un grand mensonge". L'euro, "au plus bas" depuis 4 ans: 1 dollar 21, hier.

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