(Une chronique de Sara Ghibaudo) Le groupe finlandais ne peut plus donner de prévisions sur ses ventes. En langage financier, cela s'appelle un avertissement sur résultat, et comme c'est la troisième mauvaise année, Nokia a traversé un trou d'air mardi à la bourse d'Helsinki: - 17%. Hier nouvelle chute avant de terminer en léger recul, mais à son plus bas niveau depuis 1998, l'année où le groupe finlandais, que beaucoup prenaient pour une marque japonaise, est devenu le premier fabricant mondial de téléphones portables. A l'époque des journalistes du monde entier faisaient le voyage jusqu'au berceau du groupe, au bord de la rivière Nokia et du cercle polaire, pour comprendre comment ce vieux conglomérat promis à la faillite, qui fabricait du papier toilette, des téléviseurs et des bottes en caoutchouc, s'était transformé en moins de 10 ans en géant mondial des nouvelles technologies. Nokia était synonyme d'innovation et d'audace. Dix ans plus tard, le groupe s'est ankylosé, il est incapable de réagir à l'arrivée de l'iphone en 2007, au développement de systèmes d'exploitation plus performants, et de cette nouvelle économie où le téléphone doit aussi servir à vendre des applications internet. D'anciens salariés dénoncent la bureaucratie galopante. Nokia a travaillé très tôt dans ses labos sur des écrans tactiles, ou un système de géolocalisation (GPS), mais n'a pas su les sortir. Nokia reste le champion mondial des ventes, mais les profits se sont envolés. Sur le haut de gamme très rentable Nokia subit la domination de marques comme apple. Sur les portables bon marché, il est attaqué par des groupes chinois et indiens. Pour s'en sortir, le finlandais vient de s'allier à l'américain Microsoft, sous l'oeil amusé des champions d'aujourd'hui, google ou apple, qui se demandent si ces deux dinosaures vont réussir à changer d'ère. La Russie banni les légumes européens. Moscou interdit ce matin toutes les importations de légumes en provenance de l'Union Européenne. Les ventes de concombres, tomates ou salades se sont effondrées cette semaine dans toute l'Europe. La bourse de New York broie du noir. Le dow jones et le Nasdaq ont perdu plus de 2% hier soir, la plus mauvaise séance à Wall Street depuis 10 mois. Les créations d'emplois ralentissent, et la Grèce inquiète. Les discussions avec l'Europe et le FMI pour un nouveau plan d'aide à la Grèce progressent, mais hier l'agence de notation Moody's a encore abaissé la note de la Grèce. Pour moodys il y a 50% de chance qu'elle n'arrive pas à rembourser sa dette. Les paradis fiscaux n'ont pas disparu. Pour le très officiel forum mondial de l'OCDE, la Suisse ne respecte pas encore les normes internationales contre la fraude fiscale. Le Franc Suisse lui est au plus haut, nouvelle monnaie refuge face aux difficultés de la zone euro. En France, les députés de la majorité veulent supprimer dès cette année, et non en 2012, le bouclier fiscal. amendement adopté en commission des finances, peut-être pour que les derniers chèques de remboursement ne soient pas envoyés juste avant la présidentielle. Certains députés veulent aussi soumettre les oeuvres d'art à l'ISF, mais l'amendement a peu de chances de passer.

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