La question est toute simple. "Si vous deviez changer de travail, quelles sont les grandes entreprises dans lesquelles vous aimeriez travailler, dans les années qui viennent?". Une question ouverte, sans nom suggéré. Question posée à un échantillon de 400 personnes, représentatif de la population des cadres résidant en France métroplitaine. C'est la question d'actualité de notre Baro-éco France Inter, Viavoice, HEC, le Figaro. Le moral des cadres se redresse un peu ce mois-ci (moins d'inquiètudes pour l'emploi, moins d'inquiètudes pour leurs finances personnelles, motivation en hausse. Le moral, globalement, reste quand même, à un niveau très bas) mais, ce mois-ci, ce sont bien les résultats de cette question toute bête posée à notre échantillon, qui intrigue. Dans quelle entreprise souhaiteriez travailler? 1ère... EDF! 16% des cadres intérrogés, spontanément, lâchent le nom de l'entreprise publique. L'année dernière, elle arrivait déjà en tête de notre palmarés, mais avec 10% seulement. 6 points de gagnés en 1 an. Dans le classement 2014, d'une façon générale, il y a une "prime" aux entreprises publiques: la SNCF gagne 2 places et se glisse au 2ème rang. C'est l'effet de la crise, évidemment. Les entreprises publiques conservent la réputation de bien traiter leurs collaborateurs, et ça paie. Pour les cadres, elles semblent combiner de manière idéale la sécurité de l'emploi, les avantages en nature, mais aussi d'importantes perspectives de progression de carrière. Les cadres privilégient, en cette période troublée, la stabilité, exprimant un goût prononcé pour le long terme. D'une certaine manière, c'est aussi ce qui explique l'autre fait marquant de notre palmarés 2014: la forte présence des groupes énergétiques. EDF donc, mais aussi Total (3ème entreprise citée), GDF Suez n'est pas loin, Areva fait son entrée, comme Véolia Environnement. Là, sans doute, les fortes perspectives de croissance jouent, y compris le défi de la transition écologique. L'innovation est clairement un critère pour les cadres. Si le podium final est très classique, très "vieille économie" (EDF, SNCF, Total), on notera que Google arrive, quand même, à la 5ème place (comme l'an dernier), et Free fait son apparition au 13ème rang. De ce classement, se dessine le profil du cadre français: oui, il joue d'abord la sécurité, la stabilité, mais veut aussi innover, créer, entreprendre au sein d'une grande entreprise. Pour François Miquet-Marty de Viavoice, auteur de l'étude, "c'est l'inverse, en fait, du cadre mercenaire, et court-termiste".

Trop mal... Bruxelles devrait épargner la France aujourd'hui. C'est ce que croit savoir "Les Echos", ce matin. Ce lundi, la Commission européenne doit publier ses "recommandations économiques annuelles". L'avis concernant la France, sous "surveillance renforcée", est très attendu. Selon le quotidien économique, la Commission ne devrait pas accorder de délai supplémentaire à Paris pour passer sous les 3% de déficit... ça ce n'est pas une surprise, mais ne devrait pas,non, la sanctionner. En fait, vu de Bruxelles, avec ses piètres résultats économiques et budgétaires, le "choc " des Européennes (avec un Front National en tête), la France est aujourd'hui considéré comme un malade qu'il "faut aider, plutôt que sanctionner".

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