C'était, ce week-end à Pékin. Dans un lieu qui résume à lui seul, l'histoire du pays: un ancien temple, construit il y a 600 ans, pas très loin de la Cité interdite. Transformé en fabrique de téléviseurs noir et blanc sous Mao (il reste encore des slogans révolutionnaires sur les murs). Aujourd'hui, c'est un restaurant branché, chic et cher. A table, au milieu des principaux responsables de son groupe en Asie, Gérard Mestrallet savoure l'instant. Certes, au même moment, en Belgique, ça gronde pour lui: la future coalition au pouvoir prépare la sortie du nucléaire, et GDF Suez (le groupe qu'il préside) possède les 7 réacteurs du pays. Mais pour l'heure, oui, Gérard Mestrallet est tout sourire: il s'apprête à signer d'importants' Accords avec les Chinois. L'un avec CNOOC, géant du pétrole et du gaz. Un autre avec CIC, le célèbre Fonds souverain chinois: un deal à 3 milliards d’euros! Les Chinois vont prendre 30% de sa filiale Exploration & Production. Français et Chinois s’engagent, également, à coopérer pour dénicher de nouvelles affaires juteuses à travers le monde. Un peu comme Jean-Pierre Raffarin, Gérard Mestrallet lâche «nous sommes l’ami de la Chine», et précise que les autorités françaises «ont béni de A à Z», ces Accords. Qui ne laissent place à aucun transfert de technologies. Alors qu’en Europe, on se pose la question de savoir s’il est judicieux de demander l’aide des Chinois, pour sauver la zone euro (ce sera l’un des thèmes du G20 de demain et après-demain à Cannes), le PDG de GDF Suez, lui, n’avait pas d’états d’âme, ce week-end à Pékin. D’abord parce qu'il ne peut laisser passer les immenses perspectives du marché chinois: le pays a énormément besoin de gaz. Ensuite parce que le Fonds souverain chinois n’est pas (assure-t-il) le «grand méchant loup» que certains décrivent: il ne prend que des participations minoritaires. Dans des opérations toujours "amicales", et de long terme. Ce qui, cela dit, n’empêche pas quelques surprises. GDF Suez vient ainsi de découvrir que les Chinois ont acheté (en douce, cette fois-ci) 1% du capital de l’entreprise, en bourse. Une (autre) preuve d’amitié, sans doute.

Le référendum "surprise" en Grèce fait du mal à... l'Italie! La "contagion" a été immédiate: alors que les indices boursiers dévissaient (partout: en Europe, aux Etats-Unis et à Tokyo, ce matin), les taux d'intérêt réclamés à l'Italie, eux, s'envolaient: ils ont dépassé 6,3% en séance: on n'est plus très loin du niveau jugé insoutenable pour les finances publiques italiennes.

A Cannes, avant l'ouverture du G20, Nicolas Sarkozy demandera, ce soir, à Georges Papandréou d'organiser son référendum "avant Noël" pour réduire au maximum la période d'incertitude. Paris souhaite, également, que la question posée aux Grecs soit simple: "souhaitez-vous, oui ou non, rester dans l'euro?".En France, le gouvernement travaille à son 2ème plan anti-déficit. Il devrait être dévoilé, la semaine prochaine. Selon les Echos ce matin, une idée est poussée, dans la majorité UMP: la création d'une 2ème journée de solidarité. Un jour de congés en moins pour tous les salariés.

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