On a tenté de le joindre, pour qu'il nous raconte "sa" soirée, c'est-à-dire la soirée la plus "hype", la plus courrue de la semaine. Mais il a refusé. L'agence qui gère sa communication l'excuse: "il n'est pas là. Et puis, il accorde très peu d'interview, vous savez: ce n'est pas son genre. Il est assez discret". Il, c'est Edouard Carmignac. "L'homme de la semaine" si on osait. L'homme qui s'est offert les Rolling Stones. C'était lundi soir, au Théâtre Mogador, à Paris: une soirée privée, très prisée, mais réservée aux seuls invités choisis par celui qui réglait la facture, Edouard Carmignac, donc. On parle de 4 à 5 millions d'euros, le concert. Ses invités, c'était ses clients, ses relations d'affaires (des banquiers) et ses amis, les amis de celui qu'on présente comme la 43ème fortune de France, et dont tous saluent la réussite. Ancien agent de change, il a fait de sa société de gestion et d'investissement, qui porte son nom, l'une des plus puissantes. 50 milliards d'euros d'actifs, au total. Alors, faute d'Edouard Carmignac, on s'est fait raconter la soirée par l'un de ses invités. 2 heures de concert, au total mais pas un concert des "Stones", selon lui, mais une incroyable prestation de Mick Jagger. "Keith Richards et les autres ont l'air un peu fatigués, Jagger, lui, est tout à fait, fascinant". Notre témoin confirme ce qu'on a lu dans le Figaro: Mick Jagger a pris 2 fois la parole, au cours du concert. La première pour saluer son mécène d'un soir, avec une allusion à la Reine d'Angleterre: Edouard Carmignac, grand joueur de Polo a, en effet, remporté la prestigieuse "Queen's Cup", l'année dernière. L'autre intervention de Jagger visait... François Hollande. "Je ne le vois pas. Il n'est pas invité, ce soir?" a ironisé le chanteur des Rolling Stones, déclenchant les rires de la salle, et des sifflets d'approbation. Décryptage de notre témoin de la soirée: "Jagger faisait allusion, là, à cette page de pub que s'est payé, cet été dans plusieurs journaux, Edouard Carmignac. C'est son habitude, il publie, chaque trimestre, une lettre publique, souvent provocatrice, pour commenter l'actualité. En juillet dernier, c'est François Hollande qui en a fait les frais, Carmignac dénonçant "l'accumulation de mesures funestes", une "fiscalité confiscatoire". "Votre projet, écrivait Edouard Carmignac à l'adresse du Président de la République: "tondre l'ensemble du pays". On pose alors la question: "ce n'est pas risqué pour son business, pour son activité, de prendre ainsi position publiquement?". Eclat de rire de notre interlocureur: "Carmignac est un homme libre. Il dit toujours ce qu'il pense. Et puis, vous savez, ses clients pensent exactement comme lui!".

Qui et combien? Une étude révèle qui paiera plus d'impôts, l'année prochaine. Et combien. Elle est signée par l'Institut des Politiques Publiques. Elle chiffre à 7 milliards le surplus d'impôt sur le revenu attendu en 2013. Bien pluss que ce qu'annonce le gouvernement: la différence vient, notamment, du fait que l'étude prend en compte le gel du barême et la fin des heure supp' défiscalisées. Résultat: les ménages qui déclarent un revenu mensuel inférieur à 1 700 euros seront très peu touchés. Ceux qui gagnent entre 1 700 et 3 000 euros par mois, subiront une hausse d'impôt de 3%. Et puis ensuite ça grimpe: les ménages, déclarant entre 3 000 et 13 500 euros mensuels verront leur impôt bondir de 5%, en 2013. Enfin, pour les plus riches -les 1% les plus riches-, le chèque au fisc, l'année prochaine, va grossir de 9%.Combien? Les résultats d'Alcatel Lucent, publiés ce matin: 146 millions de perte au 3ème trimestre.

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