On les entend depuis quelques jours, les Associations de petits actionnaires, de petits porteurs, ou les dirigeants de sites Internet, spécialisés dans le conseil aux boursicoteurs... Ils disent tous à peu près la même chose, face à la débâcle de la bourse: "C'est le moment d'acheter!" Les valeurs ont été massacrées (à Paris, c'est un recul de 30%, en 1 an!). On peut le regretter, "il faut surtout s'en réjouir!", disent les cyniques. Il y a de très belles affaires à faire! Aux Etats-Unis, un homme a fait fortune en anticipant systématiquement ce "contre-temps", c'est Warren Buffet. A 78 ans, le célèbre milliardaire américain vient encore de faire parler de lui: En pleine débâcle de Wall Street, il a sorti son carnet de chèques et a appliqué l'un de ses fameux adages "soyez craintifs quand les autres sont avides... soyez avides quand les autres sont craintifs". Résultat de ses courses: Warren Buffet vient de prendre des parts dans l'électricien Constellation Energy (au nez et à la barbe du Français EDF d'ailleurs), il a participé au sauvetage de la banque Goldman Sachs (rien que ça..), et cette nuit, il est entré dans le capital du géant General Electric... symbole (s'il en est) de l'industrie américaine! Montant total de la facture: presque 13 milliards de dollars... Une très bonne affaire, en fait, au regard de l'évolution du marché. D'autant plus, que Warren Buffet obtient à chaque fois des conditions très favorables: le fait qu'il investisse dans une entreprise fonctionne comme une sorte de "caution": ça rassure les marchés, ça calme les inquiètudes. L'entreprise gagne, donc, en sérénité (alors que la tempête fait rage...). Warren Buffet lui gagne de l'argent. Beaucoup d'argent. Des mesures pour soutenir le marché de l'immobilier. Il s'agit de la "première salve" des mesures promises par le Chef de l'Etat pour lutter contre le ralentissement économique. Pour l'immobilier, il y en a 2 principales. La première étend à 60% des ménages français la garantie de l'Etat lors de l'achat d'un bien (appartement, ou maison). Il s'agit de rendre les banques moins frileuses, au moment où elles doivent décider d'accorder, ou pas, un prêt. L'autre mesure, c'est le rachat de 30 mille logements neufs, dont les travaux, en fait, n'ont pas commencé... faute de garantie sur la vente. La mesure, là, vise à soutenir la construction. Les Sénateurs américains ont adopté, cette nuit, le "Plan Paulson". Il s'agit des 700 milliards promis pour sauver le système financier. Le Plan a été remanié, avec l'intruction, notamment, de baisses d'impôts pour les particuliers et les entreprises américaines. Demain, c'est la Chambre des représentants qui doit se prononcer. C'est elle qui avait rejeté la première version du Plan. George Bush répète que l'économie américaine "exige" son adoption. En Asie, les places boursières sont en recul, ce matin. L'ouverture du Mondial de l'Automobile, à Paris. C'est aujourd'hui pour les professionnels, et samedi pour les autres. On sait le secteur auto en difficulté. A la Une des "Echos" ce matin, Carlos Goshn.. le patron Renault (qui supprime 6 mille emplois).. affirme que "fermer une usine en France est inenvisageable".

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