C'était vendredi dernier à l'Elysée. Le "Président des patrons" était de sortie: François Hollande, dans la Salle des fêtes, remettait le "Prix de l'Audace créatrice", qui chaque année distingue une entreprise particulièrement dynamique et innovante. Cette année, ID Logistics. Dans la salle, des patrons, petits et grands mais aussi des journalistes, célèbres ou pas. Une consoeur trouve qu'il y a moins de monde que l'année dernière. En attendant le Chef de l'Etat, tout ce beau monde se salue, discute. Jérôme Seydoux est en grande conversation avec Etienne Mougeotte. Le patron d'une grande banque et un ministre échangent leurs numéros de portable. Un attroupement se forme autour d'Arnaud Montebourg. Ruth Elkrief se prend les pieds dans un câble et me tombe dans les bras... Puis vient le Président, qui commence son discours. Il félicite, évidemment, le patron-lauréat. Comme lui, un énarque, passé par la Cour des Comptes mais qui a choisit de créer, finalement, son entreprise. Le Chef de l'Etat en vient ensuite à la partie politique de son intervention: "l'action que nous menons vise à donner plus de liberté aux entreprises", explique-t-il. "Ce sont elles qui, librement, détermineront l'avenir du pays". Le discours caresse l'auditoire dans le sens du poil. Le Président rappelle: le Crédit d'impôt Compétitivité Emploi... la réforme des plus-values de cessions... celle du PEA, de l'assurance-vie plus orientés, à l'avenir, vers le financement des entreprises. Le Président refait le coup, ensuite, de "l'impôt auquel vous avez échappé": "les entreprises n'ont pas été appelé à de nouvelles cotisations pour financer les retraites" rappelle-t-il, avant de promettre une concertation pour fixer un cadre fiscal pour le reste du quinquennat. Au terme du discours, un patron ironise: "Hollande nous dit tout ça mais, en même temps, invente un nouvel impôt!". Dans la salle -c'est vrai-, les patrons ne parlent que de ça: la nouvelle contribution sur l'Excédent Brut d'Exploitation, l'EBE. On l'a déjà évoqué, ici même. Elle remplace une taxe sur le chiffre d'affaires par une ponction sur la marge brute des entreprises. Le gouvernement a cru bien faire (c'est une taxation "plus intelligente", dit-il) mais le monde patronal hurle ("cette taxe sur la marge va décourager l'investissement"). A l'Elysée, vendredi, l'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, a pris le ministre du budget par le bras, pour lui parler, longuement, en aparté. "Evidemment de l'EBE", a-t-elle confirmé ensuite. Et le message commence à passer. Hier, Bernard Cazeneuve s'est dit prêt à revoir les contours de cette nouvelle taxe.

Il est temps. Bill Gates, le fondateur de Microsoft poussé vers la sortie! Il n'a plus de fonction opérationnelle, au sein de son entreprise, mais il est toujours membre du Conseil d'administration. Et évidemment un membre influent. Selon l'agence Reuters, pour la première fois, 3 gros actionnaires de Microsoft réclament son départ. Ils estiment que Bill Gates conserve trop de pouvoirs alors qu'il consacre la plupart de son temps à sa fondation, et qu'il bloque l'adoption de nouvelles stratégies.Ils sont trop. 400 mille recrutements sont abandonnés, chaque année en France, faute de candidats. A l'heure du chômage massif, c'est une estimation "choc" du Conseil d'Orientation pour l'Emploi. Cet organisme rattaché au Premier ministre parle d'une inadéquation des compétences comme première explication. Mais aussi du manque d'attractivité de certains métiers. Et enfin de l'existence de freins à la mobilité des demandeurs d'emplois.

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