C'est l'expression qu'aiment rappeler, en ce moment, tous les experts des questions budgétaires pour expliquer oh combien!, il est difficile de s'attaquer aux niches fiscales, oh combien! il va être dur de trouver les 10 milliards d'euros annoncés, oh combien!, le gouvernement devrait se montrer plus déterminé encore qu'il n'y paraît. Discutez quelques instants avec les députés ou sénateurs Carrez, Arthuis, Cahuzac, Courson, Lambert et autres Marini, et l'expression finira par venir, immanquablement: "dans chaque niche fiscale, il y a un chien qui mord"! C'est vrai, depuis quelques semaines, les "chiens de garde" ont commencé à aboyer très fort. Certains ont, même, déjà mordu (les étudiants et leurs parents). Et d'autres, sans doute, s'apprêtent à jaillir! Ils surprennent, parce qu'ils sortent de toute part: y compris, au sein du gouvernement, où les ministres ne sont pas les derniers à défendre les avantages fiscaux de leur secteur. Bien placée à Bercy pour surveiller son collègue du budget, François Baroin, Christine Lagarde, elle-même, a très vite montré les dents quand on a commencé à parler de raboter le Crédit Impôt Recherche: "pas question d'y toucher" a-t-elle déclaré: "il préserve l'emploi"! Son secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, lui aussi, répète à l'envi qu'il va se battre jusqu'au bout pour qu'on ne revienne pas sur la TVA à 5,5% dans la restauration. Pourquoi? Parce qu'elle préserve l'emploi"!. L'emploi, c'est, évidemment, l'argument "massue" avancé par ceux qui s'accrochent, ou défendent, leur niche. Une autre méthode consiste à instrumentaliser le pouvoir d'achat (question toute aussi sensible): "vous augmentez mes impôts? D'accord, mais c'est le consommateur (je veux dire, l'électeur) qui paiera". C'est ce que fait, par exemple ce matin dans le Figaro, le président de la fédération des assurances: "les nouvelles taxes annoncées lundi, seront forcément répercutées sur les assurés" prévient-il. Reste une 3ème méthode, c'est celle du déni: "une niche fiscale? où ça, une niche fiscale? Mais, mon avantage n'est pas une niche fiscale! Laurence Parisot, hier, dans les Echos, refuse qu'on parle des allègements de charges, accordées aux entreprises. Face à ces arguments (et cette mauvaise foi), nos amis députés et sénateurs, cités tout à l'heure, ont une parade. Ils préconisent de revenir à la méthode du "rabot": -10%, pour tout le monde, et pas de discussion. C'est bête et méchant. Comme un chien de garde. L'INSEE confirme la baisse du chômage en France. L'Institut public vient de publier le taux de chômage officiel, au sens du B.I.T. (les normes internationales). Le taux de chômage, en France, est en baisse au 2ème trimestre 2010: 9,3% en France métropolitaine. 9,7%, si on inclut les Départements d'Outre-Mer. L'INSEE note, cela dit, que ce sont les contrats de travail "précaires" qui progressent: CDD et intérim. Une page de pub. Picard (les surgelés), Ikéa, Decathlon, Sephora: tous plébisités par les consomateurs: c'est ce qui ressort d'une étude sur la "côte d'amour" des enseignes de distribution: elle est publiée ce matin. Les marques aux concepts clairs, au bon rapport qualité/prix et qui développent, surtout, leurs propres lignes de produits sont celles qui s'en sortent le mieux. Le e-commerce, également, fait une percée: Amazon détrône la Fnac, pour les produits culturels, et venteprivée.com double les enseignes traditionnelles, Etam et Zara.

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